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04/03/2015

ENTRETIEN DU 3 MARS A BERCY

C'est parce qu'il y avait des guides devant Bercy qu'une délégation a été reçue

 

la mobilisation fonctionne

il faut continuer et rester vigilants !!!!

 

 

Présents :

Pour les ministères :

  • Laurence Dermenonville, conseillère au cabinet de Carole Delga

  • Emma Delfau, direction générale des entreprises

  • David Zivie, conseiller au cabinet de Fleur Pellerin

  • Jacqueline Eidelman, direction générale des patrimoines

Pour les GC :

  • Dimitry Missourkine, président du comite d'action, Fngic, AGILR

  • Romain Garcia, Guid´z

  • Sophie Bigogne, Collectif spgic

  • Catherine Gay, AGILR

  • Aude Deboaisne, Fngic, Comité d'action

  • Cécile Reverdy, Fngic, AGILC chinois

  • Franck Lacombe, CGT RMN GP

  • Catherine Goublet, Association des Guides du Mont-Saint-Michel

 

 

Communiqué commun de la dégation reçue au Ministère de l'Economie le 3 mars 2015 par des représentants des ministères de la culture et de l'économie.

 

La délégation s'était mise d'accord pour que Franck Lacombe (FL) commence la discussion en son nom.

FL explique la satisfaction d'être reçus par l'ensemble des ministères de tutelle car notre profession recouvre des problématiques concernant plusieurs ministères.

 

Il exprime ensuite le sentiment des GC : il y a un flou et une incompréhension par rapport au projet de réforme. Les guides sont dans l'expectative et inquiets ; ils souhaitent que la situation soit clarifiée et demandent un calendrier de discussions.

 

FL termine en présentant les quatre points qui forment aux yeux des GC le socle granitique :

  • maintien de la carte professionnelle symbole d'un niveau d'études, d'un investissement en temps, argent et énergie intellectuelle.
  • maintien d'une formation locale, spécifique, telle que dispensée sur le territoire national. C'est une condition sine qua non de l'avenir de la profession.

  • Primauté d'intervention, de droit de parole, dans les musées sites et monuments.

  • Gratuité pour les détenteurs de cette carte dans les musées, sites, monuments et collections nationales indispensable pour préparer les visites et mettre à jour nos connaissances. Cela permet la garantie de notre formation permanente.

Ce sont des éléments non négociables aux yeux des GC. Or, le sentiment qu'il n'y a pas de ligne directrice de la part des tutelles est anxiogène.

 

Nous avons des questions afin de dissiper le brouillard :

  • quelle est la nature de vos propositions ?

  • Quel est l'état de vos conclusions actuelles ?

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David Zivie (Culture) dit que les GC ont déjà demandé que les ministères parlent d'une seule voix et c'est pour cette raison que sont présents aujourd'hui les différents représentants et cela sera ensuite ainsi lors de futures réunions.

 

DZ regrette le flou d'autant que ne sont pas prévues selon lui de modifications si importantes.

Il informe que ce qui a été annoncé lors de la réunion au MCC en février est validé par le ministère de l'économie :

 

  • la profession de GC ne fait plus l'objet d'une ordonnance puisqu'il n'y a pas matière à légiférer (modification légère à leurs yeux : technique et non législative)

  • La carte professionnelle et le niveau de qualification sont maintenus

  • Les modalités de délivrance et contrôle ne sont pas encore définies mais feront l'objet de discussions avec les professionnels

  • Une base de données nationale unique comme outil d'inventaire est prévue.

Cependant pour les ministères les deux derniers points sont liés :

La délivrance de la carte professionnelle ne serait plus préfectorale mais nationale (base de données) et dématérialisée.

La base de données sera organisée au niveau national et seuls quelques employés seront nécessaires pour la gérer. Le contrôle des diplômes se fera à réception de la demande et donc avant d'accorder la carte. Après ce contrôle et acceptation, le GC pourra imprimer sa carte.

Pour eux il ne s'agit que d'un changement technique. Ils sont convaincus désormais de l'utilité de la carte professionnelle et peut-être aussi du badge (on a donné des exemples qui semblent avoir convaincu).

 

Les diplômes requis seront les mêmes qu'aujourd'hui sauf l'ouverture aux masters 2 quelle que soit la discipline et aux masters 2 européens par équivalence. Le ministère de la Culture rappelle que les musées des Beaux-arts ne représentent que 35 à 40 % des musées de France et qu’il faut donc disposer de personnes ayant d’autres compétences (scientifiques, ethnologiques…).

 

Les GC présents sont tous intervenus pour mettre en avant leurs craintes et les dangers qu'ils ont listés : falsification de la carte, des diplômes fournis, évolution de la base de données vers un système déclaratif, arrivée massive de guides en provenance d'autres pays sans véritable possibilité de contrôler leurs diplômes, master dans des domaines variés et divers ne garantissant pas les compétences pour être guide conférencier (par équivalence un ingénieur en biochimie se retrouverait autorisé à présenter la Joconde), la concurrence déloyale des médiateurs, des greeters et le soutien qu’ils reçoivent parfois des O.T etc.

 

Les ministères répondent que ces points seront discutés lors de prochaines réunions avec les professionnels lors de la mise en place de cette base de données ; les représentants des GC participeront aux discussions sur la rédaction de l'appel d'offres et le cadrage souhaité.

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La deuxième partie de la réunion porte sur la nécessaire promotion de la profession de guide conférencier et de l'appui indispensable des ministères pour cela ; est évoquée l'idée d'une campagne de promotion et de sensibilisation de tous les acteurs du tourisme. (nous avons évoqué le problème du soutien des services publics aux non-professionnels : greeters, médiateurs etc au détriment de notre profession)

Le ministère de la Culture évoque l’idée de mise en place d’une charte de bonnes pratiques de la profession avec les musées.

 

Les GC mettent en avant toute une série de points concernant leur profession : mise en valeur et protection du patrimoine, perte de revenus pour l'état et aspects économiques, manque à gagner par fraude de toute sorte, capacité des GC de s'adapter aux demandes de l'état de diversification de l'offre touristique et donc intérêt de nous protéger, (nécessité de la maîtrise de la langue française pour les demandeurs d'équivalence et de formation spécifique à la médiation), etc.

 

Les GC évoquent les possibilités d'interprétation des deux directives européennes dans une optique plus favorable aux GC ; ils citent la « notion de raison impérieuse » et la jurisprudence « italienne » qui pourraient être un axe de bataille. Les ministères semblent réceptifs pour celle sur les équivalences des qualifications professionnels mais moins pour celle sur la libre prestation de services.

Les GC ont a parlé des similitudes de problématiques avec d'autres pays européens et les différences notables en Europe entre les pays émetteurs et récepteurs : le déséquilibre évident entre la France ; l’Italie, la Grèce, l’Espagne et le Portugal et les pays du nord de l’Europe ; ils font allusion au patrimoine riche en France en Italie, pays ayant les mêmes problématiques en matière de guidage touristique.

 

En conclusion, Les GC sortent de cette réunion mitigés :

  • incertitude sur la base de données et sa gestion (par qui, comment...)

  • matérialité de la carte et du badge

  • Ouverture à tous les masters 2

 

  • un ressenti d'une meilleure écoute

  • La mise en place de la base de données ne pourra pas être réalisée rapidement et donc pas au début 2015.

  • Un engagement d'un communiqué officialisant la position des deux ministères

  • L'annonce de réunions de concertation en deux temps : d'abord les aspects techniques puis la promotion de la profession. Les GC semblent intégrés dans le processus de réflexion.

 

Nous avons terminé en rappelant le rassemblement hebdomadaire à Bercy les mardis et l'importance de notre mobilisation.

 

 

 

 

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