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25/12/2014

EN PARLANT DE PRECARITE :

Nos salaires s'échelonnent d'une fourchette allant de 0 € (en période de très basse activité) à environ 3 000 € (en période de très forte activité), sachant que nous sommes payés au "service" ou à "la mission" et que nous dépendons d'un "planning" ou d'un "donneur d'ordre" qui choisit ou non de faire appel à nous...                                    que nous travaillons dimanches et jours fériés avec supplément ou non selon les donneurs d'ordre...                                               que nous faisons souvent des journées de 12-14h et sommes amenés à parcourir 600 km en une journée...                           que nous sommes supposés avoir un Bac + 5 (Master 2), parler couramment minimum 2 langues étrangères et pouvoir effectuer une visite de n'importe quel site ou musée en France ...

Comme vous pouvez le constater, nous n'avons pas vraiment l'impression de faire partie des "nantis", ce métier nous le faisons par passion, non pour ses revenus...

Le rapport LEWY rédigé en 2008-2009 à la demande de la Direction Générale de la compétitivité, de l'industrie et des services a pointé la précarité des guides-interprètes et des conférenciers. Soulignant qu'ils n'étaient que 3% à bénéficier d'un CDI à temps plein contre 47% à la vacation. Il estimait en 2008 que seulement 17% des guides gagnaient plus de 15 000€ par an...Ces guides sont majoritairement ceux d'Ile de France où le travail est beaucoup mieux réparti tout au long de l'année qu'ailleurs.   

Il est à noter d'ailleurs, que nous avons déjà beaucoup souffert de la précédente Directive européenne qui a mis fin à notre protection sur la voie publique : autrefois seuls les guides professionnels pouvaient effectuer visites de ville et commentaires en extérieur. Dans les années 80, nous avions même obtenu des contrôles par la Police nationale, de la carte professionnelle des guides à bord des cars, effectuant des tours de Paris...   

Les guides de province, en souffrent encore plus, eux qui n'ont souvent ni musées ni monuments historiques pour les protéger de la concurrence déloyale.

Les tarifs de visites payés par les visiteurs ou clients sont imposés par les agences, musées, offices de tourisme et autres...une petite partie sert à rémunérer le guide, le reste se répartissant entre les charges pour l'état et une participation aux frais de fonctionnement et sert donc entre autres à payer des personnes travaillant dans d'autres services (réceptif...)

Nous ne voyons pas en quoi un régime déclaratif peut faire baisser les tarifs et le chômage, nous voulons garder notre régime d'autorisation préalable et aimerions que le gouvernement prenne conscience de notre précarité et nous protègeNous souhaitons simplement avoir le droit de vivre dans notre pays et pouvoir continuer à y travailler sans que l'on nous fasse disparaître pour cause de concurrence déloyale.

18:56 | Lien permanent

22/12/2014

COURRIERS AUX SENATEURS

Devant la complexité d'envoi de mails à l'attention des 348 Sénateurs - puisque nous devions recopier 348 fois notre lettre - nous avons décidé le 12 décembre, de n'envoyer notre courrier qu'à deux d'entre eux, dont nous connaissions l'implication dans le tourisme.

Voici copie de la lettre-mail envoyée

Collectif Sauvons la profession  de Guides-Interprètes et Conférenciers    porte-parole : Sophie Bigogne                                                               06 82 22 74 82 

 MONSIEUR LE SENATEUR,

Monsieur, nous supposons que si vous suivez une visite guidée vous souhaitez qu'elle soit de qualité et ne pas avoir affaire au premier charlatan venu. C'est pourtant ce qui risque de se passer avec l’article 4 de la loi sur la simplification de la vie des entreprises. Cet article permettra en effet, par simple ordonnance, une déréglementation de notre profession telle qu’elle avait été envisagée dans un premier temps aux pages 71, 72 et 73 de la loi pour l’activité et la croissance.

M. Fabius rappelle avec raison que le tourisme est une industrie phare en France, qu'il est une source de revenus considérable et essentielle pour notre pays et qu'il génère deux millions deux-cents mille emplois non délocalisables.

Un guide qualifié n'est pas simplement quelqu'un qui se promène avec ses touristes ni quelqu'un qui ânonne des phrases apprises par cœur. Un guide qualifié n'est pas une personne qui se trouve un petit job d'été sur un site touristique pour gagner son argent de poche. Etre guide est un METIER qui réclame une QUALIFICATION justifiée par un DIPLOME. 

Vous savez sans doute que le tourisme en France a commencé à exploser au début des années 80, à une époque où la profession de guide venait d'être réglementée et que le guide- interprète après des études spécifiques, une enquête de voisinage et la condition d'avoir un casier judiciaire vierge, obtenait une carte professionnelle lui permettant d'exercer ce métier. Certes, les guides qualifiés ne prétendent pas être l'explication du boom touristique en France, mais en revanche ils y participent très largement. Leur professionnalisme, leur compétence et leur savoir-faire sont rarement mis en cause dans les enquêtes de satisfaction, bien au contraire !  Ils sont la vitrine de la France et donnent envie d'y revenir.

Il est évident que la préoccupation du chômage et la nécessité de le faire baisser sont des enjeux majeurs mais ce n'est pas par la baisse de la qualité et la déréglementation à ce niveau que l'on peut y parvenir, d'ailleurs de nombreux métiers dans le tourisme sont déjà ouverts aux jeunes sans qualification : accompagnateur, chauffeur de minibus touristique, etc.

Au contraire, l'effet de cette déréglementation entraînera la disparition des guides-interprètes et conférenciers français qui viendront grossir le rang des chômeurs : les touristes viendront avec leur propre accompagnateur qui aura - par simple inscription à un registre - le droit de guider en France ! Nous savons, nous, guides qualifiés, qu’il est impossible d’être tout simplement un bon guide dans tous les pays. Nous savons que c'est parce que nous vivons en France que nous sommes à même de transmettre son histoire, son patrimoine, son image et sa réalité loin des clichés et des idées préconçues.

Nous sommes souvent le seul véritable contact que les touristes étrangers ont avec notre pays.

Nous voyons déjà sur le terrain, au quotidien, les effets d'une première déréglementation 

opérée dans notre profession en 2011 à l'occasion de la fusion de plusieurs catégories de guides (conférenciers, ville d'Art de d'Histoire, interprètes...) en une seule. Il a été décidé alors que tout guide n'exerçant pas pour un opérateur de voyages et de séjours pouvait travailler sans détenir la carte professionnelle ! La conséquence : une floraison de faux guides ou « guides marrons » dont personne n’a la possibilité de vérifier les connaissances et le discours 

Où est l'intérêt de l'Etat français de laisser raconter tout et n'importe quoi à nos visiteurs, avec le risque que nos touristes aient affaire à des personnes peu scrupuleuses et le constat que se développe ainsi le travail au noir (pas de cotisations sociales, pas d'impôts) ? Nous ne comprenons pas.

Comme nous ne comprenons pas non plus pourquoi nous sommes assimilés aux professions libérales -  même si quelques guides sont payés par honoraires et d’autres sont auto-entrepreneurs – car la majorité d’entre nous exerce un travail salarié.

Ce métier, précaire, au gré des aléas économiques et politiques, des plannings et des missions qui nous sont confiées, nous l’exerçons tous avec passion.

Peut-être faudrait-il regarder du côté de l'Italie, Grèce et Espagne, pays où la défense des guides et leur métier est régie par une très sévère réglementation et qui sont et restent parmi les pays les plus touristiques. C'est la défense de la qualité qui garantira un maintien de la position de la France parmi les premières destinations et cela passe par le maintien de certaines règles nécessaires. 

En tant qu'ambassadeurs de notre pays, nous souhaiterions nous aussi être protégés par notre gouvernement et nos parlementaires afin de participer toujours plus au développement de ce secteur de l'économie. Dès lors, nous ne comprenons pas le fossé entre  les propos de M Fabius « faire en sorte que le tourisme en France devienne leader au monde » ainsi qu' un pôle d'excellence et de qualité et les actes du gouvernement.

Nous vous supplions de bien vouloir intervenir afin de ne pas faire disparaître en France notre métier, ce projet allant à l'encontre de l'intérêt poursuivi : lutter contre le chômage d'une part et améliorer la qualité de l'accueil touristique de l'autre.

L’article 4 de la loi de simplification de la vie des entreprises nous met en danger sans que cela ne réponde  aux objectifs poursuivis dans l’esprit de cette loi. Une ordonnance qui suivrait les idées des pages 71 à 73 de la loi pour l’activité et la croissance, comme cela semble être ce qui se dessine, irait à l’encontre de l’intérêt des guides mais surtout, au- delà, à l’encontre de l’intérêt national en augmentant le chômage, en diminuant les impôts et cotisations versés en France et en diminuant la qualité de l’accueil réservé à nos visiteurs.

Sophie Bigogne : porte-parole du Collectif  Sauvons la Profession de Guides-Interprètes et Conférenciers                                                       Mail : collectif.spgic@laposte.net                                                        Notre blog pour toute information complémentaire : http://collectifspgic.hautetfort.com                                                    

 

Dès le lendemain, nous recevions la réponse de l'un d'entre eux nous indiquant avoir transmis notre message au rapporteur du texte et au secrétaire de la Commission des affaires économiques. Il nous rappelait cependant, comme nous le savions déjà, que le texte (du projet de loi de la simplification de la vie des entreprises) arrivait en fin de procédure et qu'il avait fait l'objet d'un accord de la Commission Mixte Paritaire.

Nous avons également reçu réponse de l'autre Sénateur contacté nous précisant que le projet de loi de la simplification de la vie des entreprises était en procédure accélérée au Sénat (ce qui veut dire une lecture à l'Assemblée nationale, une lecture au Sénat puis réunion d'une Commission Mixte Paritaire). Ce texte avait été adopté à l'Assemblée le 22 juillet (suppression de l'article 4 que nous mentionions), puis au Sénat le 5 novembre (maintien de la suppression) et la CMP s'était réunie le 25 novembre dernier.                                                                               Le texte issu de la CMP a été adopté par l'Assemblée le 15 décembre et devait l'être au Sénat le 18 (il l'a été, de fait). Il n'y avait plus de modification possible sur le texte tel quel.

En CMP, l'article 4 a été rétabli tout en précisant son champ d'application : 

Article 4
Dans les conditions prévues à l'article 38 de la Constitution, et aux fins d'alléger les contraintes pesant sur les entreprises, le Gouvernement est autorisé à prendre par ordonnance toute mesure relevant du domaine de la loi aux fins de supprimer ou de simplifier les régimes d'autorisation préalable et de déclaration auxquels sont soumis les entreprises et les professionnels dans le cadre de l'exercice de leur activité, de remplacer certains de ces régimes d'autorisation préalable par des régimes déclaratifs, et de définir, dans ce cadre, des possibilités d'opposition de l'administration, des modalités de contrôle a posteriori et des sanctions éventuelles, tout en préservant les exigences de garantie des libertés individuelles, des droits fondamentaux et de la santé publique, ainsi que de protection des personnes et des données à caractère personnel.
Les régimes d'autorisation préalable et de déclaration mentionnés au précédent alinéa sont ceux qui s'appliquent exclusivement aux entreprises et professionnels et qui n'impliquent pas de demande à portée exclusivement financière.
M le Sénateur proposait d'attirer l'attention du Ministère de l'Economie sur la situation des guides-interprètes et conférenciers.
 
Suite à l'adoption de la loi sur la simplification de la vie des entreprises le 18 décembre - et de son fameux article 4 -, nous avons décidé d'actualiser, de synthétiser notre courrier (copie ci-dessous) et les 20 et 21 décembre, des membres courageux du Collectif ont organisé un mailing général aux 348 Sénateurs : 

Collectif Sauvons la profession de Guides-Interprètes et Conférenciers             Porte-parole : Sophie Bigogne                                                               Tél : 06 82 22 74 82                                                                 adresse mail du Collectif : collectif.spgic@laposte.net

 

Madame la Sénatrice / Monsieur le Sénateur 

Nous souhaitons vous communiquer notre inquiétude, maintenant que la Loi sur la simplification de la vie des entreprises a été votée.

En effet, l’article 4, que le Sénat avait supprimé lors de la séance du 4 décembre, risque désormais de nous faire disparaître, NOUS, les guides interprètes conférenciers.

Nous vous demandons donc de ne pas ratifier une ordonnance, qui du fait de l’article 4, viendrait à vous être soumise.

La France ne peut pas accepter, alors qu’elle vise à l’excellence en matière de tourisme, que les visites dans ses villes, ses monuments, ses musées, soient menées par des personnes dont la compétence, la qualité du discours, l’honnêteté (actuellement un guide en France doit avoir un casier judiciaire vierge) ne soient garanties. Or, quel meilleur moyen, qu’un diplôme et une carte professionnelle pour cela ?

De plus, dans un contexte actuel de chômage et de difficultés économiques, la disparition d’une profession ne peut pas être vue comme une solution. Or, c’est véritablement ce qui se produira si une ordonnance, reprenant les éléments que prévoyaient la loi pour l’activité et l’égalité des chances économiques sur le sujet des guides conférenciers, est ratifiée sans que les parlementaires n’y prêtent attention.

En dehors des monuments et des paysages, nous sommes l’image que nos visiteurs, nos touristes ont de la France, ne leur gâchez pas ! Laissez leur ce contact humain indispensable à la compréhension d’un pays.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter le blog de notre collectif « Sauvons la Profession de Guide Interprète Conférencier » collectifspgic.hautetfort.com et nous restons à votre disposition si vous souhaitez échanger avec nous.

Nous comptons sur vous.

Cordialement

Collectif Sauvons la profession de Guides-Interprètes et Conférenciers             Porte-parole : Sophie Bigogne                                                               Tél : 06 82 22 74 82                                                                   adresse mail du Collectif : collectif.spgic@laposte.net

 

 Nous espérons désespérement convaincre tout à chacun de nous protéger et non de nous faire disparaître à terme...

 

18:32 | Lien permanent

20/12/2014

ATTENTION : NE BAISSONS PAS LA GARDE !!!!

 

Beaucoup de vous ont cru, suite à la réponse faite par M Macron à Mme Sophie Dessus, députée, l'interpellant à notre sujet, lors de son audition par la Commission de la Délégation aux droits des femmes le 17 décembre, que le gouvernement nous avait fait un cadeau de Noël et avait renoncé à déréglementer notre profession...

extrait de la réponse de M Macron :                                                                                                      " Pour ce qui est des guides-conférenciers et des guides-conférencières, le projet de loi ne porte plus disposition sur le sujet. dans une disposition antérieure qui avait fuité (?!!!!), il y avait des éléments de simplification qui avaient été proposés par le comité compétent de Thierry Mandon. ces dispositions ont été sorties, donc vous pourrez rassurer, Madame la Députée, les guides-conférenciers comme les guides-conférencières."   

Or, si M Macron dit que les dispositions nous concernant avaient été SORTIES du projet de loi sur l'activité et la croissance, il n'a pas dit SUPPRIMEES...      

De plus, depuis le 18 décembre, avec l'adoption définitive de la loi sur la simplification de la vie des entreprises, l'article 4 de cette loi habilite le gouvernement à prendre des ordonnances pour supprimer certains régimes d'autorisation préalable ( : NOUS et notre carte professionnelle) et de les remplacer par des régimes déclaratifs (ce merveilleux "registre " où tout le monde et n'importe qui pourra s'inscrire et faire n'importe quoi), il s'agit de mettre en oeuvre le principe selon lequel le silence de l'administration vaut acceptation.

Donc la menace est bien toujours là !! la seule différence est qu'elle arrivera de manière subite et sournoise !!!!

 

ALORS TOUTES ET TOUS NE BAISSEZ SURTOUT PAS LA GARDE !!!!!

07:24 | Lien permanent

19/12/2014

BILLET D'HUMEUR : DESCARTES ? VOUS AVEZ DIT DESCARTES ?

Nous avons eu droit au retour au XIXème siècle avec la perte peu à peu des acquis laissés par le Conseil National de la Résistance.

Nous avons eu droit au retour au Moyen-Age avec routes à péages, grands axes se rétrécissant, chicanes, nids de poule (euh pardon : ralentisseurs) et journée de corvée gratuite le Lundi de Pentecôte.

Aujourd'hui, nous sommes soi-disant au XXIème siècle : les banques vendent de l'Assurance, les Assurances des téléphones et la SNCF des billets d'avion. Bientôt peut-être, les compagnies aériennes nous proposeront des ballades en bateau et les coiffeurs de la charcuterie ...!!

Tout ceci, sous prétexte soi-disant, de faire baisser les tarifs...On pense sans cesse à nous, les consommateurs : un vrai plaisir !!                         Le maître mot = la CON-CU-RRENCE...                                                   Résultat : il est aujourd'hui beaucoup moins cher, de proposer à la personne à qui on envoie un livre, de l'acheter directement près de chez elle, que de lui envoyer : le contenant coûtant beaucoup plus cher que le contenu !!!!....     Cherchez l'erreur !!!

Pour les professions idem ! : étudier, passer des examens, obtenir un diplôme, être salarié, se déclarer, payer ses charges, avoir choisi le boulot qu'on  fait, aimer le faire et le faire bien...Vous n'y pensez pas !! Vous avez oublié le refrain récurrent : CON-CU-RRENCE : il faut permettre à n'importe qui de "créer son entreprise" et de faire le même métier que vous sans avoir ni qualification, ni diplôme.                        Evidemment, étant non qualifié, il est beaucoup moins cher que vous...quoique au final, pour la personne ayant recours à ses services, il revient souvent beaucoup plus cher !!!!

Notre époque où l'on déréglemente à tout va, où personne ne peut plus exercer son métier correctement, où l'on fragilise tout un chacun sans raison, où tout devient n'importe quoi, nous ramène encore plus loin dans le temps et à la question suivante : à quand le déferlement des hordes barbares sur la Gaule, le retour à l'anarchie, et d'Attila à la tête des Huns ??? 

La France cartésienne ? Quand les étrangers en parlent c'est à hurler de rire !!!

L'Europe cet idéal merveilleux ?  Un Mirage brisé par l'Argent et la dérégulation économique !!!

Mondialisation.               A qui profite le crime ?  

 

 

18/12/2014

COLLECTIF : FORCE DE PROPOSITION

                                   Chers collègues
 
La France étant la première destination touristique mondiale, le tourisme est un secteur économique qui marche et c'est assez rare pour être souligné. Il marche entre autre grâce à des acteurs compétents que sont les guides-conférenciers et la dérégulation d'un outil performant comme celui-ci ne semble pas logique. Le gouvernement la motive par le peu de nouvelles recrues dans ce secteur : 200 à 300 personnes obtiendraient la carte chaque année. Il faut lui répondre sur ce point précisément et positivement, puisque l'emploi est la préoccupation majeure de ce projet.
 
L'accès au métier de guide-conférencier a été modifié par le décret n° 2011-930 du 1er août 2011 http://www.entreprises.gouv.fr/tourisme/metiers/guide-con... (et les arrêtés suivants) qui supprimait les guides régionaux et les guides-conférenciers VPAH, uniformisait l'appellation des guides, réduisait la formation des guides à une seule voie : le diplôme universitaire de master. Cette uniformisation était déjà une simplification mal pensée dans ses conséquences, dont le tarissement du recrutement (et à demi-mot l'élitisme) qui nous sont actuellement reprochés.
 
 
Pour établir un recrutement sur une base plus large et plus en phase avec les nécessités du tourisme selon ses inflexions locales, il faut d'une manière ou d'une autre organiser à nouveau des examens en région à l'issue de formations régionales différenciées (c'est à dire adaptées à chaque région) à un niveau bac+2. 
Et peut-être aussi rétablir un BTS tourisme option "guide régional " d'accès plus facile que le master exigé pour le guide conférencier.
L'idée d'un guide à compétence régional correspond d'une part à ce qui se fait chez nos voisins où le tourisme culturel est encadré (Italie, Espagne, Grèce...), d'autre part à une nécessité de terrain, car beaucoup de guides n'exercent que sur le périmètre d'une ou plusieurs villes ou régions. Il leur est nécessaire d'approfondir leur formation sur ces périmètres, ce que ne permet pas une formation nationale.
 
En conséquence nous aurions 2 variantes du même métier :
- les guides conférenciers nationaux
- les guides conférenciers régionaux
Tous détenteurs d'une carte professionnelle et d'un BADGE - dont le rétablissement  est nécessaire  pour la reconnaissance du guide. 
 
Les voies permettant l'accès au métier de guide seraient ainsi multipliées, facilitées et améliorées.
 
Afin de ne pas camper sur notre seul refus des mesures annoncées il me semble important d'apporter des propositions constructives pour réamorcer le dialogue avec les ministères concernés.
Et puisque le gouvernement choisit de légiférer par ordonnance, il nous reste peu de temps pour étayer le bien fondé de cette proposition auprès des personnes en charge du dossier.
Si cette proposition vous semble de nature à sauver notre métier d'une débâcle, prenez contact avec vos conseillers régionaux, députés, sénateurs, ministères, CRT...
 
 
Bonne journée à tous !
 
                                            Jil : membre du Collectif

 

15/12/2014

RASSEMBLEMENT DES GUIDES-CONFERENCIERS A PARIS MERCREDI 17/12 !!!

L'information nous est parvenue ce jour: la préfecture a accordé l'autorisation pour ce rassemblement. 

A nous les guides de bien nous comporter, de montrer que nous sommes organisés et de respecter les consignes suivantes indiquées dans le Communiqué OFFICIEL du Comité d'Action destiné à tous les Guides-Conférenciers et les sympathisants de leur action que nous transmettons ci-dessous :

Le Comité d’action « TOUCHE PAS A MON GUIDE ! », constitué à l’initiative de :

-  Fédération nationale des guides-interprètes et conférenciers (FNGI-C),

-  Syndicat national des guides-conférencier (SNG-C), membre de l’UNAPL,

-  Association nationale des guides conférenciers des villes et pays d’art et d’histoire (ANCOVART),

Vous informe:

RASSEMBLEMENT « TOUCHE PAS A MON GUIDE"

Date : LE 17 DÉCEMBRE 2014
Lieu PLACE DE PALAIS ROYAL
Heure :  de 14 heures à 17 heures.
Avec l’autorisation de la Préfecture de Police de Paris.

CONSIGNES GÉNÉRALES :

1. Se présenter habillé en noir  de la tête aux pieds avec un brassard blanc. On est en deuil pour notre profession
2. Notre carte de GC est le meilleur signe de reconnaissance de notre métier, pensez à la porter ce jour là. Sa reproduction en Format A4 c'est la meilleur des pancartes. (prévoyez de la plastifier, risque de pluie) 
3. Les parapluies sont les bienvenus, même s’il pleut pas. Ils seront de la couleur que vous voulez. 
4. Comme pancartes vous pouvez aussi apporter des affiches en grande taille des oeuvres d'art avec un slogan. Pensez aussi à les plastifier. Vous pouvez vous inspirer de notre visuel à la Joconde. 
5. On propose quelques slogans que chacun peut faire sur une pancarte :

TOUCHE PAS A MON GUIDE

CARTE PROFESSIONNELLE = QUALITE

LE GUIDE CONFERENCIER C ‘EST UN METIER

NE LAISSONS PAS DIRE N’IMPORTE QUOI

NON A LA CONCURRENCE DELOYALE

NE COUPE PAS MON DROIT DE PAROLE


 
      MERCI A TOUS ET BON RASSEMBLEMENT !!!
 
 
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FAUX GUIDES VRAIS PROBLEMES

Ci-dessous : un article du Journal LE MATIN MAROC daté du 30/01/2012

 

ILS PORTENT PREJUDICE AU TOURISME NATIONAL :

FAUX GUIDES, VRAIS PROBLEMES

Publié le : 30 janvier 2012 - Hajjar El Haiti, LE MATIN 

 

Pas moins de 1.400 guides ont été interpellés et déférés, au cours de l'année 2011, devant la justice pour usurpation de fonction et escroquerie, dans la seule ville de Fès. Ce chiffre illustre l'ampleur de ce phénomène qui porte préjudice au tourisme national, déjà confronté aux effets négatifs de la crise économique mondiale. Afin de réduire le nombre des guides imposteurs, l'Observatoire du Tourisme a inscrit dans son agenda la refonte de la loi 30-96 portant sur le statut de guide touristique. Joint au téléphone, Jebroune Mohamed, délégué du ministère du Tourisme à Marrakech, souligne que les centaines de faux guides qui circulent actuellement dans la ville de Marrakech constituent de véritables désagréments pour les touristes avec leurs comportements qui frôlent souvent l'agression. 

«Si les vacanciers français sont les plus habitués au Maroc et savent un peu comment déjouer les pièges des faux guides, qu'il s'agisse de personnes qui les harcèlent dans la rue ou dans les maisons d'hôtes ou encore les chauffeurs de taxis, les Nordiques ou les autres Européens ne tolèrent pas ces attaques. Certains bouclent leurs valises sur le champ et refusent de terminer le séjour ». Jebroune Mohamed n'a pas manqué par ailleurs de dénoncer la concurrence déloyale : «En outre, ces faux guides sont des concurrents déloyaux des guides touristiques professionnels. Ils privent ces derniers de travail c'est pourquoi, le Code pénal les punit conformément à l'article 381».

Collants et désagréables
Les imposteurs fréquentent essentiellement les lieux les plus prisés par les touristes tels que les hôtels, les sites et les monuments touristiques, les bazars, les places publiques et les gares routières ou ferroviaires…dans le but d'arnaquer les vacanciers étrangers. Certes, ils les emmènent dans des endroits qu'ils ne peuvent peut-être pas découvrir seuls, mais en contrepartie ils leur font acheter le plus de choses possible dans des magasins où ils touchent un pourcentage sur ce que leurs victimes achètent. En effet, le faux guide conduit toujours «sa victime» à un marchand d'objets artisanaux où il perçoit une commission et, si le touriste refuse d'acheter ou ne se montre pas intéressé, il l'abandonne juste après l'avoir payé, sans se soucier de lui. Ces personnes parviennent, dans bien des cas, à gâcher le séjour des touristes en les harcelant, en s'imposant parfois de façon agressive… 

Stéphanie, une touriste habituée du Maroc depuis presque 20 ans partage ses mésaventures avec les faux guides dans différentes villes sur un forum de discussion : «Toutes mes tentatives de visiter la médina de Fès s'étaient soldées par une fuite devant les faux guides collants et voulant rapidement être sûr d'un gain. Ils commencent à être agressifs dès le premier refus …», indique-t-elle. Et d'ajouter : «Au palmarès des plaies, on trouve Zagora et Ouarzazate avec les rabatteurs d'agences de transport pour les nuits dans le désert. Ils sont très collants et nombreux. Ils se querellent souvent parce qu'ils vous ont vu le premier. À Rissani, on croise ceux qui veulent vous perdre sur la route de Merzouga, et naturellement vous remettre dans le droit chemin contre rétribution. Idem, à Erfoud vers la gare routière. Enfin, Tanger, surtout à la sortie du bateau qui est le lieu de toutes les propositions pour vous aider à franchir la douane…Moralité : il ne faut surtout pas répondre à leurs avances parce qu'on y perd de l'argent et du temps», témoigne la touriste française. Certaines associations prennent des initiatives pour réguler un tant soit peu le secteur. Elles proposent des formations à ces faux guides pour leur attribuer par la suite une autorisations temporaires afin d'exercer leur travail de façon légale. «Ces autorisations ne peuvent être permanentes parce qu'un guide professionnel doit remplir plusieurs critères qu'une simple formation ne peut garantir, selon la loi 30-96 sur les guides», souligne M. Jebroune. 

Critères d'un guide touristique

Selon l'article 5 de la loi 30-96 sur les guides, tout candidat à l'exercice de la profession de guide de tourisme doit remplir les conditions suivantes : être de nationalité marocaine, être âgé de 20 ans au moins, être apte physiquement, être titulaire du diplôme de 1er cycle, option «accueil», d'un institut national supérieur de tourisme ou d'un certificat d'études universitaires générales en sciences humaines ou d'un autre diplôme en sciences humaines reconnu équivalent par l'administration concernée, assorti d'un certificat de langue étrangère; satisfaire aux épreuves d'un examen professionnel dont les modalités et le programme sont fixés par voie réglementaire et n'avoir subi aucune condamnation à une peine d'emprisonnement supérieure à trois mois sans sursis ou à six mois avec sursis, pour crime ou délit, à l'exclusion des infractions involontaires. 


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- See more at:http://www.lematin.ma/journal/Ils-portent-prejudice-au-to...

 

FIN DE L’ARTICLE DE MATIN MAROC

 

12:24 | Lien permanent

14/12/2014

RESUME DU POURQUOI DE CE BLOG ET DU COLLECTIF

Conscients que tout un  chacun ne sait pas forcément où trouver le début de ce blog ou qu'il a peu de temps à y accorder, nous re-publierons de temps en temps cette note où vous trouverez le B-A BA

La création, dans l'urgence, de ce collectif SAUVONS LA PROFESSION DE GUIDES-INTERPRETES ET CONFERENCIERS, a pour vocation d'organiser toute action nécessaire à la connaissance, visibilité et défense de notre profession. Il se veut solidaire de la Fédération Nationale des Guides-Interprètes Conférenciers (FNGIC) et du Syndicat National des Guides-Conférenciers (SNG-C), qui s'occupent actuellement de l'aspect juridique.

Notre Charte :

Ce collectif est constitué d'un ensemble de personnes conscientes qu'agir individuellement ne serait pas efficace et qui souhaite n'être corseté par aucune structure. Il n'a pas de responsable ou d'élu désigné une fois pour toute, seul un porte-parole pour signer les documents du collectif et autres formalités. Étant bien entendu que ce porte-parole étant à Paris, il peut désigner d'autres personnes le représentant pour les autres régions.

Ce collectif a pour objectif :

- de participer à la défense des guides professionnels et détenteurs de la carte professionnelle

- de convaincre nos parlementaires, nos élus et le public de la nécessité de protéger nos métiers

- de les fédérer autour de l'idée de qualité de notre formation et de notre qualification

- de mettre en place des actions concrètes et immédiates AVANT qu'il ne soit trop tard

- d'épauler notre Fédération et notre Syndicat par une action complémentaire

 

Notre contact :

 e-mailcollectif.spgic@laposte.net

Ou notre porte-parole Sophie Bigogne:

Tel: 06 82 22 74 82

 

l'objectif de ce blog est de présenter de manière claire et détaillée :

- la situation des guides-interprètes et conférenciers

- notre historique

- nos démarches

- nos actions

- notre actualité dans ce combat

                                                                 et est à destination de :

- la presse et des media

- des élus

- du public

- de tous ceux qui voudront bien nous soutenir afin que demain, avant d'acheter une visite guidée, ils soient à même de réclamer et d'obtenir un guide qualifié  

- de nos collègues

 

Vous refusez le registre et souhaitez que chaque guide garde sa carte professionnelle ?

Vous souhaitez nous rejoindre ?

Vous n'avez rien de particulier à faire si ce n'est de nous le signaler par mail : collectif.spgic@laposte.net : nous vous rajouterons à la liste.  En effet, nous préférons échanger entre nous grâce à ce système de liste mail, afin de ne pas encombrer le blog et le conserver pour les informations importantes à destination des media et du public.

 Tout échange constructif, idée, contact, démarche... sont les bienvenus !! 

 

Guides-conférenciers : une profession méconnue 

Notre métier nécessite une carte professionnelle.

Il existe beaucoup de différences entre nous, selon que nous soyons, à l'origine, Guide-Interprète National ou Régional ou Conférencier National ou des Villes d'Art et d'Histoire

- le Conférencier s'adressant plus particulièrement à un public français désireux de connaissances pointues et spécialisées   

- le Guide-Interprète étant davantage amené à guider des groupes étrangers dans leur langue et à leur apporter des informations très variées (histoire, botanique, société, gastronomie, architecture...).

La plupart d'entre nous sommes salariés (agences, offices de tourisme, croisiéristes...), d'autres sont auto-entrepreneurs et d'autres encore se font payer par honoraires.   

Nos salaires et les tarifs pour nos prestations sont imposés par nos donneurs d'ordre. Nous sommes payés au « service » ou à la « mission » et parfois donc rémunérés 2h si nous n'avons travaillé que 2h dans la journée.

Notre profession est précaire.

Nos emplois du temps sont irréguliers, inégaux, soumis aux aléas économiques (crise, baisse du pouvoir d'achat...), politiques (menaces d'attentats, boycot de la France).  

Notre  « planning »ou notre « service » (quand nous en avons un) nous est confirmé la veille pour le lendemain et souvent sans rémunération lorsqu'il est annulé.

Nous travaillons le dimanche et les jours fériés sans compensation supplémentaire pour la plupart d'entre nous.

Notre travail de préparation, lorsque nous devons nous rendre avec un groupe sur un site inconnu ou pour une visite d'exposition temporaire, ne nous est pas payé.

Notre qualification suppose que nous soyons performants afin d'assurer la visite de n'importe quel musée ou monument historique parisiens ou régionaux, mais aussi afin de fournir des explications sur des thèmes aussi variés que la porcelaine de Limoges, le vignoble bourguignon ou les Chantiers Atlantique de Nantes-St Nazaire.

Ce métier nécessite donc des qualités relationnelles, d'adaptation aux desiderata du groupe, de patience. Il suppose de savoir gérer un groupe, gérer et résoudre immédiatement un problème quel qu'il soit, avoir le sens de la pédagogie, pouvoir s'exprimer avec aisance dans plusieurs langues étrangères et répondre à n'importe quelle question sur n'importe quel sujet.

 

Notre combat :

NOUS REFUSONS QUE LE GOUVERNEMENT DEREGLEMENTE NOTRE PROFESSION, NOUS SUPPRIME NOTRE CARTE PROFESSIONNELLE au détriment d'une inscription sur un "registre", PERMETTE A N'IMPORTE quelle personne sans aucune qualification, même extra-européenne de se dire "guide". 

Nous ne comprenons pas en quoi cette déréglementation entraînera la baisse du chômage en France et la relance de l'économie.

Nous ne sommes en aucun cas des "entreprises" ni des professions libérales, la plupart d'entre nous étant (toujours pour le moment....) salariés.

NOUS IRONS JUSQU AU BOUT POUR LA DEFENSE DE NOTRE CARTE ET DE NOTRE PROFESSION !!!! 

 

 

 

 

 

11:43 | Lien permanent

13/12/2014

ALLEZ SIGNER LA PETITION SOUTENANT LES GUIDES-CONFERENCIERS !!

Voici un lien envoyé par une collègue, afin d'aller signer une pétition de soutien aux guides-conférenciers :

 

          A signer et à diffuser largement auprès de tous et du public !! 

 

 http://www.mesopinions.com/petition/art-culture/soutien-a..."

 

 

 

APPEL A SOUTENIR LE RASSEMBLEMENT DU 17 !!

 Le Collectif est ravi qu'une action soit enfin décidée et invite tout le monde à aller au rassemblement organisé par le Comité d'Action " TOUCHE PAS A MON GUIDE" et à respecter leurs consignes  :  

RASSEMBLEMENT : « TOUCHE PAS A MON GUIDE ». (A

traduire dans toutes les langues).

Date : LE 17 DECEMBRE 2014

Lieu PLACE DE PALAIS ROYAL

Heure : 14 heures à 17 heures.

Avec l’autorisation de la Préfecture de Police de 
Paris. 

CONSIGNES GENERALES : 

1. Se présenter habillé en noir  de la tête aux pieds
avec un brassard blanc.

2. Porter la reproduction de votre Carte de Guide
Conférencier au Format A4 (prévoyez de la plastifier, risque de pluie) Il sera
notre première pancarte.

3. Les parapluies (signe de reconnaissance publique de notre
métier  sont les bienvenus ) même s’il pleut pas. Ils seront de la couleur
que vous voulez mais si vous avez des parapluies de couleur, blanc, bleu 
ou rouge encore mieux, question de rappeler les couleurs de la
République.

4. On propose quelques slogans que chacun peut faire dans une
pancarte et le traduire dans plusieurs langues :

 CARTE PROFESSIONNELLE = QUALITE

 LE GUIDE CONFERENCIER C ‘EST UN METIER

 NE LAISSONS PAS DIRE N’IMPORTE QUOI

 NON A LA CONCURRENCE DELOYALE

 NE COUPE PAS MON « DROIT DE PAROLE »

 

12:11 | Lien permanent