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25/12/2014

EN PARLANT DE PRECARITE :

Nos salaires s'échelonnent d'une fourchette allant de 0 € (en période de très basse activité) à environ 3 000 € (en période de très forte activité), sachant que nous sommes payés au "service" ou à "la mission" et que nous dépendons d'un "planning" ou d'un "donneur d'ordre" qui choisit ou non de faire appel à nous...                                    que nous travaillons dimanches et jours fériés avec supplément ou non selon les donneurs d'ordre...                                               que nous faisons souvent des journées de 12-14h et sommes amenés à parcourir 600 km en une journée...                           que nous sommes supposés avoir un Bac + 5 (Master 2), parler couramment minimum 2 langues étrangères et pouvoir effectuer une visite de n'importe quel site ou musée en France ...

Comme vous pouvez le constater, nous n'avons pas vraiment l'impression de faire partie des "nantis", ce métier nous le faisons par passion, non pour ses revenus...

Le rapport LEWY rédigé en 2008-2009 à la demande de la Direction Générale de la compétitivité, de l'industrie et des services a pointé la précarité des guides-interprètes et des conférenciers. Soulignant qu'ils n'étaient que 3% à bénéficier d'un CDI à temps plein contre 47% à la vacation. Il estimait en 2008 que seulement 17% des guides gagnaient plus de 15 000€ par an...Ces guides sont majoritairement ceux d'Ile de France où le travail est beaucoup mieux réparti tout au long de l'année qu'ailleurs.   

Il est à noter d'ailleurs, que nous avons déjà beaucoup souffert de la précédente Directive européenne qui a mis fin à notre protection sur la voie publique : autrefois seuls les guides professionnels pouvaient effectuer visites de ville et commentaires en extérieur. Dans les années 80, nous avions même obtenu des contrôles par la Police nationale, de la carte professionnelle des guides à bord des cars, effectuant des tours de Paris...   

Les guides de province, en souffrent encore plus, eux qui n'ont souvent ni musées ni monuments historiques pour les protéger de la concurrence déloyale.

Les tarifs de visites payés par les visiteurs ou clients sont imposés par les agences, musées, offices de tourisme et autres...une petite partie sert à rémunérer le guide, le reste se répartissant entre les charges pour l'état et une participation aux frais de fonctionnement et sert donc entre autres à payer des personnes travaillant dans d'autres services (réceptif...)

Nous ne voyons pas en quoi un régime déclaratif peut faire baisser les tarifs et le chômage, nous voulons garder notre régime d'autorisation préalable et aimerions que le gouvernement prenne conscience de notre précarité et nous protègeNous souhaitons simplement avoir le droit de vivre dans notre pays et pouvoir continuer à y travailler sans que l'on nous fasse disparaître pour cause de concurrence déloyale.

18:56 | Lien permanent