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18/12/2014

COLLECTIF : FORCE DE PROPOSITION

                                   Chers collègues
 
La France étant la première destination touristique mondiale, le tourisme est un secteur économique qui marche et c'est assez rare pour être souligné. Il marche entre autre grâce à des acteurs compétents que sont les guides-conférenciers et la dérégulation d'un outil performant comme celui-ci ne semble pas logique. Le gouvernement la motive par le peu de nouvelles recrues dans ce secteur : 200 à 300 personnes obtiendraient la carte chaque année. Il faut lui répondre sur ce point précisément et positivement, puisque l'emploi est la préoccupation majeure de ce projet.
 
L'accès au métier de guide-conférencier a été modifié par le décret n° 2011-930 du 1er août 2011 http://www.entreprises.gouv.fr/tourisme/metiers/guide-con... (et les arrêtés suivants) qui supprimait les guides régionaux et les guides-conférenciers VPAH, uniformisait l'appellation des guides, réduisait la formation des guides à une seule voie : le diplôme universitaire de master. Cette uniformisation était déjà une simplification mal pensée dans ses conséquences, dont le tarissement du recrutement (et à demi-mot l'élitisme) qui nous sont actuellement reprochés.
 
 
Pour établir un recrutement sur une base plus large et plus en phase avec les nécessités du tourisme selon ses inflexions locales, il faut d'une manière ou d'une autre organiser à nouveau des examens en région à l'issue de formations régionales différenciées (c'est à dire adaptées à chaque région) à un niveau bac+2. 
Et peut-être aussi rétablir un BTS tourisme option "guide régional " d'accès plus facile que le master exigé pour le guide conférencier.
L'idée d'un guide à compétence régional correspond d'une part à ce qui se fait chez nos voisins où le tourisme culturel est encadré (Italie, Espagne, Grèce...), d'autre part à une nécessité de terrain, car beaucoup de guides n'exercent que sur le périmètre d'une ou plusieurs villes ou régions. Il leur est nécessaire d'approfondir leur formation sur ces périmètres, ce que ne permet pas une formation nationale.
 
En conséquence nous aurions 2 variantes du même métier :
- les guides conférenciers nationaux
- les guides conférenciers régionaux
Tous détenteurs d'une carte professionnelle et d'un BADGE - dont le rétablissement  est nécessaire  pour la reconnaissance du guide. 
 
Les voies permettant l'accès au métier de guide seraient ainsi multipliées, facilitées et améliorées.
 
Afin de ne pas camper sur notre seul refus des mesures annoncées il me semble important d'apporter des propositions constructives pour réamorcer le dialogue avec les ministères concernés.
Et puisque le gouvernement choisit de légiférer par ordonnance, il nous reste peu de temps pour étayer le bien fondé de cette proposition auprès des personnes en charge du dossier.
Si cette proposition vous semble de nature à sauver notre métier d'une débâcle, prenez contact avec vos conseillers régionaux, députés, sénateurs, ministères, CRT...
 
 
Bonne journée à tous !
 
                                            Jil : membre du Collectif

 

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