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15/12/2014

FAUX GUIDES VRAIS PROBLEMES

Ci-dessous : un article du Journal LE MATIN MAROC daté du 30/01/2012

 

ILS PORTENT PREJUDICE AU TOURISME NATIONAL :

FAUX GUIDES, VRAIS PROBLEMES

Publié le : 30 janvier 2012 - Hajjar El Haiti, LE MATIN 

 

Pas moins de 1.400 guides ont été interpellés et déférés, au cours de l'année 2011, devant la justice pour usurpation de fonction et escroquerie, dans la seule ville de Fès. Ce chiffre illustre l'ampleur de ce phénomène qui porte préjudice au tourisme national, déjà confronté aux effets négatifs de la crise économique mondiale. Afin de réduire le nombre des guides imposteurs, l'Observatoire du Tourisme a inscrit dans son agenda la refonte de la loi 30-96 portant sur le statut de guide touristique. Joint au téléphone, Jebroune Mohamed, délégué du ministère du Tourisme à Marrakech, souligne que les centaines de faux guides qui circulent actuellement dans la ville de Marrakech constituent de véritables désagréments pour les touristes avec leurs comportements qui frôlent souvent l'agression. 

«Si les vacanciers français sont les plus habitués au Maroc et savent un peu comment déjouer les pièges des faux guides, qu'il s'agisse de personnes qui les harcèlent dans la rue ou dans les maisons d'hôtes ou encore les chauffeurs de taxis, les Nordiques ou les autres Européens ne tolèrent pas ces attaques. Certains bouclent leurs valises sur le champ et refusent de terminer le séjour ». Jebroune Mohamed n'a pas manqué par ailleurs de dénoncer la concurrence déloyale : «En outre, ces faux guides sont des concurrents déloyaux des guides touristiques professionnels. Ils privent ces derniers de travail c'est pourquoi, le Code pénal les punit conformément à l'article 381».

Collants et désagréables
Les imposteurs fréquentent essentiellement les lieux les plus prisés par les touristes tels que les hôtels, les sites et les monuments touristiques, les bazars, les places publiques et les gares routières ou ferroviaires…dans le but d'arnaquer les vacanciers étrangers. Certes, ils les emmènent dans des endroits qu'ils ne peuvent peut-être pas découvrir seuls, mais en contrepartie ils leur font acheter le plus de choses possible dans des magasins où ils touchent un pourcentage sur ce que leurs victimes achètent. En effet, le faux guide conduit toujours «sa victime» à un marchand d'objets artisanaux où il perçoit une commission et, si le touriste refuse d'acheter ou ne se montre pas intéressé, il l'abandonne juste après l'avoir payé, sans se soucier de lui. Ces personnes parviennent, dans bien des cas, à gâcher le séjour des touristes en les harcelant, en s'imposant parfois de façon agressive… 

Stéphanie, une touriste habituée du Maroc depuis presque 20 ans partage ses mésaventures avec les faux guides dans différentes villes sur un forum de discussion : «Toutes mes tentatives de visiter la médina de Fès s'étaient soldées par une fuite devant les faux guides collants et voulant rapidement être sûr d'un gain. Ils commencent à être agressifs dès le premier refus …», indique-t-elle. Et d'ajouter : «Au palmarès des plaies, on trouve Zagora et Ouarzazate avec les rabatteurs d'agences de transport pour les nuits dans le désert. Ils sont très collants et nombreux. Ils se querellent souvent parce qu'ils vous ont vu le premier. À Rissani, on croise ceux qui veulent vous perdre sur la route de Merzouga, et naturellement vous remettre dans le droit chemin contre rétribution. Idem, à Erfoud vers la gare routière. Enfin, Tanger, surtout à la sortie du bateau qui est le lieu de toutes les propositions pour vous aider à franchir la douane…Moralité : il ne faut surtout pas répondre à leurs avances parce qu'on y perd de l'argent et du temps», témoigne la touriste française. Certaines associations prennent des initiatives pour réguler un tant soit peu le secteur. Elles proposent des formations à ces faux guides pour leur attribuer par la suite une autorisations temporaires afin d'exercer leur travail de façon légale. «Ces autorisations ne peuvent être permanentes parce qu'un guide professionnel doit remplir plusieurs critères qu'une simple formation ne peut garantir, selon la loi 30-96 sur les guides», souligne M. Jebroune. 

Critères d'un guide touristique

Selon l'article 5 de la loi 30-96 sur les guides, tout candidat à l'exercice de la profession de guide de tourisme doit remplir les conditions suivantes : être de nationalité marocaine, être âgé de 20 ans au moins, être apte physiquement, être titulaire du diplôme de 1er cycle, option «accueil», d'un institut national supérieur de tourisme ou d'un certificat d'études universitaires générales en sciences humaines ou d'un autre diplôme en sciences humaines reconnu équivalent par l'administration concernée, assorti d'un certificat de langue étrangère; satisfaire aux épreuves d'un examen professionnel dont les modalités et le programme sont fixés par voie réglementaire et n'avoir subi aucune condamnation à une peine d'emprisonnement supérieure à trois mois sans sursis ou à six mois avec sursis, pour crime ou délit, à l'exclusion des infractions involontaires. 


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