Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/12/2014

CONVOCATION D'UNE GENERALE A L'ASSEMBLEE 09/12/2014

Voici la lettre que nos 577 députés ont pu trouver dans leur casier le 10/12/2014 au matin : 

Collectif Sauvons la profession de Guides-Interprètes et Conférenciers

Porte-parole : Sophie Bigogne

10 avenue Gambetta

75020 PARIS

                        06 82 22 74 82

 

LETTRE A MESDAMES ET MESSIEURS LES DEPUTES

 

Mesdames, Messieurs, nous supposons que lorsque vous suivez une visite guidée à l’étranger votre guide est trié sur le volet pour ses connaissances et que ses compétences sont garanties par un diplôme ; vous n’avez sans doute pas affaire au premier charlatan venu. Pourquoi alors, envisager que cela soit possible en France pour nos visiteurs, qu’ils soient français ou étrangers ?

C’est en effet la conséquence de la déréglementation du métier de guide-conférencier que vous souhaitez.

M. Fabius rappelle avec raison que le tourisme est une « industrie phare en France », que c’est une source de revenus essentielle pour notre pays et qu’elle génère « deux millions deux cent mille emplois non délocalisables».

Un guide qualifié n’est pas simplement quelqu’un qui se « promène » avec ses touristes ni quelqu’un qui « ânonne des phrases apprises par cœur ». Un guide qualifié n’est pas une personne qui se trouve un petit job d’été sur un site historique pour son argent de poche. Etre guide est un métier qui réclame une qualification justifiée par un diplôme.

Vous savez sans doute que le tourisme en France a commencé à exploser au début des années 80, à une époque où la profession de guide venait d’être réglementée et que le guide-interprète, après des études spécifiques, une enquête de voisinage, et – à la condition d’avoir un casier judiciaire vierge – obtenait une carte professionnelle lui permettant d’exercer ce métier.

Certes les guides qualifiés ne prétendent pas être l’explication du boom touristique en France mais en revanche, ils y participent très largement. Leur professionnalisme, leurs compétences et leur savoir-faire sont rarement mis en cause dans les enquêtes de satisfaction, bien au contraire !

Ils sont la vitrine de la France et donne envie d’y revenir.

Il est évident que la préoccupation du chômage et la nécessité de le faire baisser sont des enjeux majeurs mais ce n’est pas par la baisse de la qualité et la déréglementation à ce niveau que l’on peut y parvenir car de nombreux métiers dans le tourisme sont déjà accessibles aux jeunes sans qualification : accompagnateur, chauffeur de minibus touristique etc.

Au contraire, l’effet de cette déréglementation sera la disparition des guides interprètes et conférenciers français, et donc des chômeurs en plus. Les touristes viendront avec leur propre accompagnateur qui aura – par simple inscription à un registre – le droit de guider en France.

Nous savons, nous, les guides qualifiés, qu’il est impossible de posséder le savoir nécessaire pour faire ce métier correctement pour tous les pays.

C’est parce que nous vivons en France que nous savons transmettre à nos visiteurs son histoire, son patrimoine, son image et sa réalité loin des clichés.

Nous sommes souvent le seul véritable contact que les touristes étrangers ont avec notre pays.

La qualité ne sera donc pas non plus au rendez-vous.

Nous voyons déjà au quotidien, sur le terrain, les effets d’une première déréglementation opérée dans notre profession en 2011. A cette occasion, on a fusionné plusieurs catégories de guides (conférenciers, villes d’art et d’histoire, interprètes..) en une seule. On a d’ailleurs créé une nouvelle carte professionnelle : celle que vous voulez supprimer aujourd’hui !

Or, quelle a été la conséquence ? : La floraison de « faux guides » ou de « guides marrons » dont personne n’a la possibilité de vérifier les connaissances.

Où est l’intérêt de l’Etat français dans le fait de laisser raconter tout et n’importe quoi à nos visiteurs, dans le risque que nos touristes aient affaire à des personnes peu scrupuleuses et dans le constat que se développe ainsi le travail au noir (pas de cotisations sociales, pas d’impôts) ? Nous ne comprenons pas.

Peut-être est-ce la conséquence d’une méconnaissance de notre métier ?

En effet, nous ne sommes pas – à de très rares exceptions - des professions libérales comme les

notaires, avocats, huissiers, experts-comptables etc., auxquels le projet de déréglementation nous associe. C’est un travail salarié, précaire, dépendant de plusieurs employeurs au gré des aléas économiques et politiques.

Cependant nous souhaitons continuer à l’exercer avec passion.

Peut-être faudrait-il regarder du côté de l’Italie, de la Grèce et de l’Espagne, pays où la défense des guides et de leur métier est régie par une très sévère réglementation et qui sont et restent parmi les pays les plus touristiques. C’est la défense de la qualité qui garantira un maintien de la position de la France parmi les premières destinations et cela passe par le maintien de certaines règles.

En tant qu’ambassadeurs de notre pays, nous souhaiterions nous aussi être protégés par notre gouvernement et nos représentants afin de participer toujours plus au développement de ce secteur de l’économie. Alors nous ne comprenons pas le fossé entre les propos de M. Fabius « faire en sorte que le tourisme en France devienne leader au monde et un pôle d’excellence et de qualité » et les actes de son gouvernement.

Nous vous demandons donc de bien vouloir intervenir afin de ne pas faire disparaitre en France notre métier, par ce projet qui, pour notre profession, va à l’encontre de l’intérêt poursuivi : lutter contre le chômage d’une part et d’autre part, améliorer la qualité de l’accueil touristique en France.

 

Collectif Sauvons la profession de Guides-Interprètes et Conférenciers.

Contact : Sophie Bigogne

 

*****************************************************************************************

Mais les choses bougent très très vite et nous apprenons que nous ne faisons plus partie de la Loi Macron mais que celle sur la simplification de la vie des entreprises nous met en danger...

 (voir note suivante : loi sur la simplification de la vie des entreprises)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17:17 | Lien permanent