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07/04/2015

NAISSANCE DU SYNDICAT PROFESSIONNEL GIC

Le Collectif a le plaisir de vous annoncer la naissance du Syndicat Professionnel GIC !

Dans le but d’être présents à la table des discussions sur l’avenir de la profession de guide interprète conférencier, un syndicat professionnel a été créé en mars 2015.

Il a vocation à représenter tous les professionnels diplômés du guidage en France, y compris les GIA et GIL.
Il se propose plus largement de défendre les intérêts de notre métier au moyen d’une structure reconnue par les instances gouvernementales et réglementaires tant au niveau national qu’européen. Il travaillera au côté de et avec des organisations déjà existantes en apportant une nouvelle approche.

Adresse mail : syndicatgic@yahoo.fr

Site Web : http://syndicatspgic.fr/

Vous y trouverez le bulletin d'adhésion à télécharger.

L'adhésion 2016 est de 20€.

Page FB Actions Guides :
https://www.facebook.com/actionsguides?ref=aymt_homepage_...

Bienvenue et bon courage au Syndicat Pro GIC !!

18:10 | Lien permanent

NOUS CONTACTER...NOUS REJOINDRE...

 Nous contacter :  

 notre mail  collectif.spgic@laposte.net

           ou

notre porte-parole : Sophie Bigogne

10 avenue Gambetta 75020 PARIS

Tel: 06 82 22 74 82

 

SUIVEZ-NOUS MAINTENANT SUR LA PAGE FB ACTIONS GUIDES :

https://www.facebook.com/actionsguides?ref=aymt_homepage_...

 

POUR SIGNER LA PETITION DE SOUTIEN AUX GUIDES-CONFERENCIERS : 

 

 http://www.mesopinions.com/petition/art-culture/soutien-a..."

 

 Qui sommes-nous ?

La création, dans l'urgence, de ce Collectif SAUVONS LA PROFESSION DE GUIDES-INTERPRETES ET CONFERENCIERS, a pour vocation d'organiser toute action nécessaire à la connaissance, visibilité et défense de notre profession. Il se veut solidaire de la Fédération Nationale des Guides-Interprètes Conférenciers (FNGIC) et du Syndicat National des Guides-Conférenciers (SNG-C).

Notre Charte :

Ce Collectif est constitué de guides-conférenciers conscients qu'agir individuellement ne serait pas efficace et qui souhaite n'être corseté par aucune structure. Il n'a pas de responsable ou d'élu désigné une fois pour toute, seul un porte-parole pour signer les documents du Collectif et autres formalités. Étant bien entendu que ce porte-parole étant à Paris, il peut désigner d'autres personnes le représentant pour les autres régions.

Ce Collectif a pour objectif :

- de participer à la défense des guides professionnels et détenteurs de la carte professionnelle

- de convaincre nos parlementaires, nos élus et le public de la nécessité de protéger nos métiers

- de les fédérer autour de l'idée de qualité de notre formation et de notre qualification

- de mettre en place des actions concrètes et immédiates AVANT qu'il ne soit trop tard

- d'épauler notre Fédération et notre Syndicat par une action complémentaire

 

l'objectif de ce blog est de présenter de manière claire et détaillée :

- la situation des guides-interprètes et conférenciers

- notre historique

- nos démarches

- nos actions

- notre actualité dans ce combat

                                                                 et est à destination de :

- la presse et des media

- des élus

- du public

- de tous ceux qui voudront bien nous soutenir afin que demain, avant d'acheter une visite guidée, ils soient à même de réclamer et d'obtenir un guide qualifié  

- de nos collègues

 

Nous rejoindre :

Vous refusez le registre et souhaitez que chaque guide garde sa carte professionnelle ? 

Vous voulez mener des actions concrètes et immédiates ?

vous êtes d'accord avec nos arguments et nos chevaux de bataille ? 

Vous souhaitez nous rejoindre ?

Vous n'avez rien de particulier à faire si ce n'est de nous le signaler par mail :collectif.spgic@laposte.net : nous vous rajouterons à la liste.  En effet, nous préférons échanger entre nous grâce à ce système de liste mail, afin de ne pas encombrer le blog et le conserver pour les informations importantes à destination des media et du public.

 

Tout échange constructif, idée, contact, démarche... sont les bienvenus !!

 

 

 

 

 

 

 

 

31/03/2015

APPEL A MOBILISATION LE 31 MARS ET LE 1ER AVRIL

poing.jpeg

 

 

 

Appel à la mobilisation

                 31 mars 2015

 

 Pour finir en beauté notre mobilisation du mois de mars, nous allons manifester devant deux ministères :

 

  • Ministère de l’Economie et des Finances
  • Ministère des Affaires Etrangères

 

Deux rendez vous, venez à celui qui vous convient, venez aux deux si vous le pouvez !

 

 Venez encore plus nombreux que d’habitude !

 

Cp

 

A BERCY :

 

  • Rendez-vous de 12h30 à 14h, sortie métro Bercy

Comme tous les mardis du mois de mars, Nous serons en face du Ministère de l’Economie et des Finances pour leur dire encore une fois que nous VOULONS PAYER DES IMPOTS.

Apportez votre bonnet phrygien et votre carte format A4. Le comité d’action sera sur place avec les pancartes habituelles.

 

AU QUAI D’ORSAY

 

  • Rendez-vous de 14h30 à 16h : Rue de Constantine – angle de la rue de l’université, à la sortie du métro

Nous serons face au Ministère des Affaires Etrangères pour rappeler que nous parlons des langues étrangères, que c’est l’une de nos plus importantes compétences.

Portez une pancarte avec une phrase de votre choix mais qui fasse allusion à notre métier et à la menace qui pèse sur la profession. Vous pouvez bien sûr utiliser les slogans de la mobilisation et surtout TRADUISEZ LES dans vos langues de guidage. Dites que vous parlez cette langue.

Cette fois nous n’allons pas détourner des œuvres mais des mots (en langues étrangères). Car l’un des arguments de la reforme est que nous ne sommes pas assez nombreux à guider en langues étrangères. Nous devons leur montrer que c’est faux, que nous sommes multilingues et nombreux !

 Encore une fois : Ne laissons pas rabaisser nos compétences !

 

Bercy 31 mars.jpg

Q O 31 mars.jpg                         Quai d'Orsay 31 mars.jpg

 

 

 

 

LE LENDEMAIN 1ER AVRIL

 

Action-solidarité avec nos collègues italiens,en copiant le flash mob des Romains sur les dernières marches du Sacré Cœur.

(Rdv à 17h30 en haut du funiculaire)

 

Sacré Coeur.jpg

 

 

                               Le  Comité d’action

 

 

 

Flash Mob
https://vimeo.com/124041170

 

21:06 | Lien permanent

19/03/2015

FRANCE/ITALIE : MEME COMBAT !!

 

 Le Ministre italien de la Culture Dario Franceschini vient de signer le décret autorisant les GC européens à guider en Italie.

 Ce permis sera  délivré par la Région en fonction des Diplômes ou par le biais d'examens.

 Le 18 Février prochain, avec un nouveau décret,  sera publiée la liste des sites protégés. D'après des sources bien renseignés il s'agira de sites peu fréquentés ou peu connus...

 D'après le Président de l'Association des GC de la Région de Naples, Pietro Melziade, ce décret vise à créer un nouveau  "sujet" le Guide National.
Cet accord prévu au niveau européen permettra à tout GC d'exercer son activité partout en Europe.
Toutefois au niveau de la fiscalité,  il y a de fortes disparités entre un professionnel  italien  et  un étranger, les slovènes par exemple ne payant que 7 % d'impôt.

 Ce décret porte une réelle menace  non seulement à toute la catégorie,  25000 guides et leurs familles mais aussi assène un sacré coup à la sauvegarde des compétences et des territoires.

Seul l'appât du gain l'emportera au détriment de la qualité et de la mise en valeur des petites réalités locales.

Il  paraît évident que faute de mesures de sauvegarde des  sites touristiques majeurs par le prochain décret,  les guides devront se mobiliser encore plus par rapport à ce qui a été fait jusqu'à présent attirant ainsi l'attention des medias par le bloc aussi des activités des sites les plus renommés.

  Lien de l'article pour + d'infos :

http://www.ecampania.it/avellino-benevento-caserta-napoli-salerno/news/guide-turistiche-europee-firmato-decreto

 

 

No a legge che dequalifica le guide turistiche in Italia

No a legge che dequalifica le guide turistiche in Italia

 10.000

3.669

3.669 firme. Raggiungiamo le 10.000

Perché è importante

Le lobby dei grandi tour operator europei, le multinazionali del turismo stanno imponendo i loro interessi, dettando le regole, in una logica neo-coloniale che lascerà l'Italia priva di una delle sue risorse più importanti. Persone provenienti da altri Paesi Membri, ingaggiati da Tour Operator stranieri, illustreranno l'identità culturale italiana e si sostituiranno sia alle guide che agli accompagnatori abilitati in Italia nell'esercizio di entrambe le professioni, lasciando senza lavoro 40.000 tra guide e accompagnatori. Anche le Agenzie di Viaggio italiane subiranno perdite, in quanto non forniranno le professioni turistiche. Verranno inoltre a mancare allo Stato Italiano importanti fonti di gettito fiscale e previdenziale. 

 

  Nos collègues Italiens continuent de s'insurger contre la déréglementation de la profession et la Directive européenne N.36/2005 : "freedom to provide services". Ils ont manifesté le 1er mars à Pompéi.

 

 

Le 14 mars, 400 guides romains ont participé à une flash mob Piazza di Spagnia. Habillés en noir ils se sont disposés sur les marches et soudainement ils ont hissé des panneaux au couleur du tricolore italien, avec écrit "à vendre"! Applaudissement de la place et tous les media au rendez vous, y compris le journal télévisé national. 

http://m.repubblica.it/mobile/r/locali/roma/cronaca/2015/...

 
http://m.romatoday.it/cronaca/flash-mob-delle-guide-turis...

 Aidez les en allant liker sur ce lien :

 https://www.youtube.com/watch?v=8jKunHPWuJY&feature=y...

 

 

Florence, le 15 mars 2015  : un patrimoine à défendre, une spécificité à protéger y compris face à l’UE et à ses nouvelles règles.

 

La Confesercenti Toscana donne de la voix et met l’accent sur la situation difficile dans laquelle se trouvent les guides italiennes. Une question particulièrement sensible dans notre région, berceau de la culture et de l’art. En l’occurrence, une norme communautaire (Eu Pilot 4277/12/Mark) et le décret qui en découle actuellement en préparation par l’exécutif italien, pourront avoir un effet direct sur une authentique invasion de « cicérons » provenant de tous les coins d’Europe.

Un groupe de touristes – par exemple allemand – ayant organisé un séjour à Florence pourra amener avec lui son accompagnatrice teutonique ? Qui expliquera nos beautés et pilotera les touristes à l’intérieur du Bargello , des Offices, ou sur  la promenade des Collines.  Naturellement cette accompagnatrice sera payée en Allemagne et paiera ses impôts dans le pays dirigé par Angela Merkel.  De plus, l’Etat italien impose maintenant aux guides italiens de passer un nouvel examen, une sorte de super-habilitation qui leur permet d’exercer « sur les sites d’intérêt historique, artistique et archéologiques ». Un obstacle qui s’ajoute aux autres.

 

Un double front de bataille pour la Federagit-Confesercenti Toscana. Il y a quelques jours  une délégation a été reçue à Florence même, par le Ministre des Biens culturels, Dario Franceschini.  Face à notre demande de reconnaissance des qualifications spécialisées, le ministre nous a répondu que nous n’avions qu’à aller exercer en Slovénie » souligne Valentina Grandi. « Franceshini affirme qu’il n’y a rien à faire, l’Europe ne reconnaît pas notre qualification.Nous lui avons expliqué qu’il est difficile de penser à transporter en Slovénie le patrimoine de Florence, sur lequel nous avons des connaissances spécifiques, pour ensuite le ramener à la maison le soir ». Une ironie amère qui met en évidence la gravité de la situation. Il suffit de penser que dans notre région de Toscane les professionnels habilités (dont 90% de femmes) sont plus de 3 000 sur les 22 000 que compte le territoire national. Si la norme européenne n’est pas modifiée « il est hautement probable qu’il en découlera une retombée  au niveau de l’emploi »affirme la Confesercenti. « Nous demandons au gouvernement de reconquérir sa souveraineté sur le Patrimoine culturel et sur les professions du tourisme qui lui sont liées et de ne pas consentir à l’Europe des décrets  en faveur de l’exploitation aveugle de notre patrimoine, avec pour conséquence dans notre pays chômage et misère. Tous peuvent venir travailler en Italie, mais à égalité avec les Italiens et les étrangers qui sont déjà habilités ici, qui ont les mêmes compétences, les mêmes contenus de formation et les mêmes taxes à payer.

Christian Campigli -

 

 En savoir plus :

 

Flash mob à Florence le 5 mars 2015 :

https://www.youtube.com/watch?v=lbAk230DdNg

 

sur la rencontre avec le ministre italien de la Culture :

 http://www.federagit.it/comunicati/2015/cst_9315.pdf

 

 

 

 

08/03/2015

TRIBUNE : CONTRE LA "REFORME" DU STATUT DE GUIDE-CONFERENCIER !

Cosignée par :

Patrick Courtin, enseignant, responsable de licence professionnelle Guide-conférencier, Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Brice Duthion, maître de conférences, responsable de licence professionnelle Guide-conférencier, Conservatoire national des arts et métiers *
Sylvain Zeghni, maître de conférences, responsable de licence professionnelle Guide-conférencier, Université Paris Est Marne la Vallée


Il n’y a pas si longtemps, la France célébrait chaque année son génie séculaire et la grandeur retrouvée de son modèle culturel lors de la publication des statistiques internationales de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). 50 millions de visiteurs internationaux étaient venus, en 1980, admirer ses patrimoines, envier son art de vivre, puiser dans l’esprit des Lumières qu’on espérait éternelles de quoi repartir éclairés et animés d’une flamme francophile. Les décennies passèrent et ils furent à chaque fois plus nombreux, 60 millions vers 1990 et près de 80 millions au tournant du millénaire. La France était devenue la destination touristique de la fin du XXème siècle, la référence, le pays du Louvre, de la Côte d’Azur et des grands vins. On la parcourait un peu comme les aristocrates anglais remplissaient leurs Humanités en allant découvrir les ruines de Rome ou d’Athènes au XVIIIème siècle.
Les voyages formant la jeunesse, la France se rêvait alors l’idéal d’un monde libre et tolérant. Le tourisme était considéré comme une rente de situation, pérenne et structurelle, dont l’INSEE montrait depuis le milieu des années 1980 le poids croissant dans le PIB (7% en 2014), l’excédent dans la balance des paiements (entre 10 et 12 milliards € chaque année) largement supérieur à ceux de secteurs lourds de l’économie, l’agroalimentaire et l’automobile par exemple. Les pouvoirs publics s’en contentaient, soucieux surtout de ne pas intervenir dans ce bel ordonnancement, porté par des centaines de milliers de petites et très petites entreprises, diffusées sur l’ensemble du territoire national, même si Paris concentrait la majeure partie de l’offre et de revenus générés par l’activité touristique. Après tout qu’importe, c’était l’héritage de l’Histoire de France ! Molière n’affirmait-il pas déjà dans les Précieuses ridicules, en 1659, que « Paris est la grand bureau des merveilles, le centre du bon gout, du bel esprit » ?


Mais le monde a changé depuis vingt ans. De bipolaire il est devenu multipolaire, le bloc des pays de l’Est a disparu, l’Union européenne s’est difficilement construite autour d’un marché qui a accéléré la diffusion du tourisme international à l’intérieur du continent. De nouvelles puissances politiques et économiques sont apparues, le centre de gravité de l’économie mondiale s’est déplacé vers l’Océan Pacifique. Le tourisme a traversé ses changements et s’y est adapté, connaissant même depuis le début du nouveau millénaire de véritables révolutions.
La première est démographique, puisque le temps de vie a augmenté de près de moitié en un siècle, entre 1900 et 2000. Parallèlement à cet allongement de la durée moyenne de vie, le temps consacré aux loisirs est passé – ce que montrait Jean Viard il y a près de dix ans dans son livre « Eloge de la mobilité » – de quantité négligeable à près d’un tiers de chaque existence. Cela est vrai en France mais également dans de nombreux pays occidentaux, notamment parmi ses voisins européens les plus proches (Anglais, Allemands, Belges, Espagnols, Italiens ou Néerlandais) qui représentent 80% de ses visiteurs internationaux. Cela est aussi un fait observé auprès de toutes les classes moyennes émergentes, essentiellement dans les BRICS et quelques autres pays aux croissances urbaines et économiques vives. Ce temps disponible bouleverse forcément les habitudes de voyages et constitue un enjeu majeur pour la destination France, hub européen, porte d’entrée du continent, pays que l’on traverse depuis toujours ou presque, au moins depuis l’Empire romain.
La deuxième est technologique. L’économie digitale a profondément modifié les consommations des touristes. Google, moteur de recherche créé en 1998, a métamorphosé les pratiques des acteurs professionnels. L’industrie du voyage a été touchée parmi les premières par le numérique. De nombreuses entreprises (agences de voyages de quartier notamment) ont disparu. Le marché du voyages en ligne est devenu l’un des plus importants de cette nouvelle économie (plus de 50 milliards € de dépenses en 2014 en France). Le référencement est devenu un leitmotiv, ne pas être visible dans les résultats des requêtes signifie à terme ne pas être identifié par les clients et disparaître. Le premier modèle de l’IPhone n’a été commercialisé qu’en 2007. Les applications tourisme figurent aujourd’hui parmi les plus téléchargées. Chaque visiteur arrivant en France doit pouvoir trouver l’information recherchée sur son téléphone dès le franchissement des portes d’avion ou pendant le parcours des couloirs d’une gare. L’innovation touristique, portée en France par le Welcome City Lab, premier incubateur tourisme au monde installé depuis quelques mois rue de Rennes à Paris, en est encore à ses balbutiements, mais les perspectives semblent presque infinies pour les startups françaises, assurément porteuses de création d’emplois.
La troisième révolution coïncide avec l’internationalisation des marchés émetteurs de tourisme. La Chine s’est ouverte au tourisme, plus de 100 millions de Chinois ont voyagé à l’étranger en 2014 (dont 1,8 millions en France). D’autres pays comme le Japon, les Etats-Unis, la Russie ou le Brésil sont des partenaires solides du tourisme français. Cette internationalisation génère un besoin important de professionnels formés aux langues, à la diversité culturelle, à la gestion de la relation client que toute entreprise, y compris culturelle, place au centre de sa stratégie. De nombreux établissements culturels (Réunion des Musées Nationaux, Musée du Louvre, Château de Versailles, Château de Fontainebleau, Domaine de Chambord, etc.) se sont dotés de direction des publics, pour offrir des prestations surmesure à des visiteurs notamment internationaux sans cesse plus nombreux et pour développer de nouvelles stratégies de marketing censées faire venir de nouveaux visiteurs, en les ciblant précisément et imaginant des parcours dédiés. Les modèles statistiques développés par l’OMT laissent penser que la croissance du marché du tourisme dans le monde, supérieure à 4% par an depuis plus de trente ans dans le monde, ne va ni s’infléchir, ni s’inverser dans les deux prochaines décennies. A ce rythme, plus de 700 millions de touristes internationaux devraient visiter l’Europe en 2030 et mécaniquement, la France devrait en accueillir entre 120 et 160 millions. La direction de publics et les métiers liés à la médiation, à l’accueil et la création de prestations sur-mesure ont de beaux jours devant eux !
La quatrième révolution s’appuie sur la notion de qualité de production et de sécurité maximale en termes de risques. Les consommateurs sont toujours plus sensibles aux questions liées à la préservation de l’environnement et des milieux naturels fragiles dans un contexte de prise de conscience du réchauffement climatique (les labels environnementaux font florès, parfois de façon encore illisible). Ils font confiance aux classements dédiés à la valorisation des patrimoines (un site au patrimoine mondial de l’UNESCO génère un afflux minimum de 30% de visiteurs l’année suivant son classement). Bien sûr, certains sites sont artificialisés et pollués. Mais la tendance est là, les voyageurs souhaitent consommer intelligemment dans des régions sûres et accueillantes. Cette tendance lourde est renforcée par la crainte des risques, essentiellement géopolitiques, qui diminuent l’attractivité de certaines destinations traditionnelles (l’Egypte en est le meilleur exemple depuis la chute du Raïs en 2011), confortant ainsi les destinations des rives nord de la Méditerranée, cet espace dont Fernand Braudel décrivit si finement les dynamiques politiques, économiques et sociales et qui représente encore aujourd’hui le tiers du tourisme international mondial (plus de 300 millions de visiteurs par an).


Ces révolutions laissent penser que l’ambition touristique de la France doit demeurer et entrer dans les priorités économiques nationales. De nombreux rapports ou études ont souligné depuis quelques années (rapport Descamps en 2007, rapport Nogué en 2013, etc.) l’impérieuse nécessité de professionnaliser les acteurs du tourisme en France pour les préparer aux révolutions successives décrites. Laurent Fabius dans un discours volontariste qui clôturait les Assises nationales du tourisme en juin 2014 a confirmé que le tourisme était devenu une grande cause nationale. Le Ministre d’Etat en charge de la promotion de la France à l’étranger insistait sur « l’intérêt des métiers de la filière, métier qu’on n’exerce pas sans passion. Nous devons expliquer que les « services » ne sont nullement, quelle que soit leur étymologie latine, une « servilité », voire une « servitude », mais au contraire une « serviabilité », un enrichissement. Nous devons valoriser l’ouverture aux autres, l’accueil, l’hospitalité, car c’est ainsi que nous serons dignes du rang auquel nous aspirons. » De nombreux acteurs de la formation, publique ou privée, savent que la professionnalisation passe par l’acquisition de compétences en formation initiale ou continue, dans les différents secteurs d’activités de la chaîne de valeur du tourisme (création et vente de voyages, transport, accueil, hôtellerie et hébergement, restauration, loisirs, culture, etc.). De nombreux professionnels, fédérations ou indépendants, du tourisme ont émis le souhait que la formation professionnelle hautement qualifiée, à tous niveaux, permette à la France de maintenir sa place mondiale et de répondre aux concurrences nouvelles, venues d’Europe ou d’autres continents.


Une profession semble symboliser les paradoxes de notre pays et en souligner les incohérences politiques. Le métier de guide-conférencier, créé suite à un décret d’août 2011 et un arrêté de novembre 2011, cristallise bon nombre de ses différents enjeux. Issue d’une multitude de statuts dont, avouons-le, la France a le secret (guide conférencier national, guide interprète national, guide interprète régional, guide conférencier des villes et pays d’art et d’histoire), la nouvelle activité était censée simplifier les visites des touristes, notamment internationaux, dans des sites inscrits et classés (il en existe plus de 40.000 en France). Pour ce faire, et pour professionnaliser de façon certaine les guides, fut instaurée une carte professionnelle, comme il en existe des dizaines dans le pays. Le guide conférencier était donc né réglementé. En fait, il n’y a rien de commun entre un guide-conférencier qui exerce le plus souvent son activité en tant qu’autoentrepreneur, travaillant en intermittents du tourisme pour le compte d’établissements muséaux et patrimoniaux ou des agences réceptives, et un notaire ou un huissier de justice, à la fois en termes de métier, de revenus ou de risque de monopole sur un territoire… On recense dans le pays à peine plus de 3.000 guides-conférenciers professionnels, dont la majorité déclare des revenus compris entre 20.000 et 30.000 € par an, ce qui n’en fait ni un lobby puissant, ni un groupe de pression efficace. Et pourtant, cette profession mérite d’être connue et valorisée.
Le guide-conférencier, français d’origine ou issu des principaux marchés touristiques émetteurs vers la France, suit une formation exigeante, lui donnant une vision claire des marchés et clientèles touristiques, des connaissances pointues de l’ensemble des éléments culturels et des grands principes d’histoire de l’art (et la France est l’un des pays où les patrimoines ont été bâtis sans discontinuer depuis la période gallo-romaine jusqu’à aujourd’hui), des techniques de médiation ainsi que des différents éléments de création d’entreprise, de valorisation des produits ou de recherche de clientèle dans un monde digital très dynamique et contraignant. Il doit justifier d’un niveau de langue étrangère élevé, niveau C1 au regard des référentiels européens. Les futurs titulaires de cette formation, majoritairement de niveau licence professionnelle (mais dont beaucoup détiennent des masters) travaillent sur leurs projets professionnels, souvent autour de spécialités très fortes, notamment l’accueil de touristes venus de marchés très spécifiques. Aux lendemains de l’obtention de leurs diplômes, ils peuvent entamer une démarche auprès des services préfectoraux pour obtenir le précieux sésame, la carte-professionnelle, qui va leur permettre de créer leurs entreprises et d’accompagner des groupes de visiteurs, français ou étrangers, dans les principaux lieux culturels et patrimoniaux classés en France. Ils deviennent ainsi les meilleurs ambassadeurs de la France ! Le constat est simple : cette démarche est excellente tant en région parisienne que sur l’ensemble des territoires. Elle garantit l’arrivée sur le marché du tourisme français de professionnels formés et compétents, plaçant au coeur de leur profession le service du client, la qualité des prestations – y compris en termes linguistiques – et l’intégration de leurs activités au coeur de la chaine de valeur touristique. La France a eu l’habitude de la parcellisation touristique, il était temps que de nouveaux acteurs professionnels aient une vision plus intégrée, plus globale, sensible aux défis de la mondialisation, ce que mettait d’ailleurs en avant l’Institut Montaigne en juin 2014 dans le rapport « Rester le leader mondial du tourisme, un enjeu vital pour la France ».


Et puis est venu en automne dernier le temps de l’illisibilité politique. Dans le grand maelström du premier texte de la fameuse loi Macron, dite loi pour la croissance et l’activité, la profession de guide conférencier était ciblée, au même titre que les professions du droit ou les courtiers en vins et spiritueux (version du 13 novembre 2014). Outre le fait que le texte (pages 71 à 73) présentait de curieuses similitudes avec plusieurs autres argumentations visant à la suppression de cartes professionnelles, une lecture attentive montrait de coupables copier – coller à plusieurs reprises avec notamment la partie dédiée à « la suppression des exigences de qualification pour l’exercice de l’activité d’agent de voyages ». L’on se posait une question légitime : quelle mouche avait donc piqué le gouvernement pour qu’il souhaitât s’attaquer à la profession de guide-conférencier ? Rien ne légitimait cette démarche, témoignant d’une méconnaissance du métier et au-delà des enjeux liés à l’accueil des visiteurs internationaux dans les lieux classés en France, déjà souvent saturés ou parcourus par des guides « sauvages », impréparés, contribuant à développer une économie parallèle (il n’est pas rare de rencontrer des visiteurs chinois munis de faux tickets au Louvre par exemple comme en témoignait un article du Monde en septembre 2013). Le dossier semblait alors échapper au Ministre qui affirma devant des députés en décembre que la profession de guide-conférencier était retirée de son texte. L’on soufflait, comme soulagés que la raison l’emportât ! Puis l’on apprit par hasard que le texte de loi de simplification administrative, porté par Thierry Mandon, devait s’en emparer sans justification réelle. Le régime actuel n’est ni complexe, ni ubuesque ! On eut comme l’impression que le dossier collait comme un mauvais sparadrap et que personne ne souhaitait plus le porter. Mais que l’orgueil du politique ne pouvait se satisfaire purement et simplement de sa suppression, sans doute par crainte de ne pas alimenter une vie parlementaire pourtant déjà surchargée et souffrant d’une boursoufflure législative. Ajoutant à la confusion, et montrant en cela l’impéritie ambiante, c’est le cabinet de Carole Delga, secrétaire d’Etat chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation, de l’économie sociale et solidaire et du tourisme (l’intitulé montre l’étendue de la dilution de ses prérogatives !) qui récupéra en janvier le projet avec comme principale perspective de transformer par ordonnance la carte professionnelle en badge professionnel, laissant par ailleurs planer le doute sur les éléments majeurs de qualification professionnelle. Mais peut-on encore supposer l’existence d’un projet quand on n’en comprend nullement l’objectif et la stratégie ?
Quelle vision de la France dans le monde du tourisme dynamique et concurrentiel que de transformer une carte en un badge, sans doute numérisé, et continuer à vouloir sacrifier une profession qui ne présente aucun danger pour l’économie ou la République mais valorise au contraire ses savoir-faire !


Il semble important d’affirmer aujourd’hui que le Gouvernement se trompe d’objectifs. Emmanuel Macron a bien reconnu ses erreurs il y a quelques jours devant l’Assemblée concernant les conditions d’exercice des métiers du droit. Pourquoi ne le ferait-il pas pour les guides-conférenciers ? Il est temps de stopper cette « réforme », incompréhensible et illisible, du statut de guide-conférencier (une profession regroupant à peine plus de 3.000 professionnels en France, dont la majorité déclare des revenus compris entre 20.000 et 30.000 € par an, ce qui n’en fait ni un lobby puissant, ni un groupe de pression efficace) dont on comprend qu’elle aurait des effets contraires à ceux escomptés. Assouplir les procédures administratives est un noble dessein. Les opacifier et tirer vers le bas une profession ne peut avoir que des impacts négatifs sur les conditions d’accueil des touristes venus chaque année plus nombreux du monde entier admirer la France et y dépenser des devises essentielles à l’économie nationale. Nous avions compris pourtant que ces derniers étaient devenus une priorité politique dans le pays lorsque nous avions vu Laurent Fabius, en avril 2014, devant des caméras de télévision prestement invitées à immortaliser la scène, accueillir lui-même au petit matin à Roissy des touristes chinois. Nous pensions alors, sans doute ingénument, que l’Etat avait enfin compris et acté que le tourisme est le moteur principal de l’économie dans la majorité des territoires français.


La suppression de la carte professionnelle de guide-conférencier est à la fois un anachronisme, une erreur politique et une absurdité économique. Il est encore temps de le reconnaitre !


* Le dernier ouvrage de Brice Duthion, « Les patrimoines touristiques », est paru à l’automne 2014 aux éditions de Boeck.

05/03/2015

INVITATION DIMANCHE 8 MARS

 

INVITATION DIMANCHE 8 MARS 2015  15H-17H

 

A nous rejoindre sur les sites sélectionnés

 

Vous savez déjà que la prochaine action du Comité d’Action de la défense de la profession de Guide Conférencier se tiendra le dimanche 8 mars  2015  de 15h à 17h dans le cadre de la journée de la femme sur cinq lieux parisiens ayant joué un rôle dans la vie de femmes remarquables.

 

Visites éclairs gracieusement offertes par les Guides Conférenciers en colère sur des femmes de caractère !

 

Nous avons nos cinq équipes de GC bénévoles complètes pour la mise en place  des visites éclairs (interventions courtes comme des « mise en bouche « de notre savoir faire)

 Cette action a pour but de faire connaître notre métier du grand public ( badauds du dimanche et visiteurs plus lointain) et donc de défendre notre profession au vue  de la menace qui pèse sur celle-ci.

Si vous êtes disponible, en balade dominicale avec votre famille et vos  amis, n’hésitez pas à venir nous voir !
   
Si vous débordez d’énergie cette après midi, nous aurons bien quelques tracts à vous faire  distribuer aux curieux du jour
OU  Simplement venez (avec ou sans votre carte, avec ou sans votre parapluie, avec ou sans le badge de la Mona Lisa au bonnet phrygien…) faire notre public fictif (certes conquis à la cause), notre auditoire pour une  dizaine de minutes ( les visites éclairs sont en rotation sur un créneau de 2h) car

 Le  CURIEUX INTERPELLE LE CURIEUX !

 

 Les  5 sites PARISIENS sont :

Parvis de Notre-Dame : Entre histoire et imaginaire collectif, de Sainte-Geneviève à Esméralda en passant par la Reine Margot.
Place des Vosges : Les Précieuses, la Marquise de Sévigné et Madame Hugo. 
Jardin du Luxembourg (RV à la fontaine Médicis) Marie de Médicis et tant d’autres reines !
_ Place Saint-Germain-des-Prés : Les Germanopratines marquantes Dora Maar, Simone de Beauvoir, Juliette Gréco…
_ Place du Carrousel : Femmes de pouvoir, de Catherine de Médicis à Eugénie de Montijo

 Pour votre information il  y a des actions dans toute la France même jour mêmes horaires :

 
A BORDEAUX :
   Place de La Bourse : pour Jeanne Aleman, alias Jean Balde
   Angle Place Gambetta/Porte Dijeaux : Thérésa Cabarrus
   Portail NORD de la Cathédrale ST André : Aliénor d'Aquitaine
   Devant le théâtre Français : Les Amours d'Aurélien de Sèze
   Devant l'Eglise St Pierre : Flora Tristan
   Au Jardin Public, coté place du Champ de Mars: Rosa Bonheur
   Angle rues Courbin et Pont de la Mousque : Marie Brizard
            •   Devant la maison natale de François Mauriac : au 86 rue du Pas St Georges  sera évoquée Claire Mauriac, sa mère.

 

A CAEN à l’Abbaye aux dames (accueil à l'entrée de l'abbatiale)

 A ALBI devant la cathédrale Sainte-Cécile.

A AJACCIO devant la maison de Danielle Casanova

 

Donc merci de diffuser cette invitation à  votre réseau personnel
Et bon Dimanche….ensoleillé nous l’espérons  vivement
 
Contact : Celine Scemama 06 10 81 52 25
 
Le  Comité d’action de la défense de la profession des Guides Conférenciers

 qui regroupe des membres de la FNGIC, Fédération nationale des guides interprètes conférenciers, du SNGC, Syndicat national des guides-conférenciers, de l’ANCOVART, Association nationale des guides des villes d’Art et d’Histoire, et du collectif SPGIC, Sauvons la profession des guides interprètes et conférenciers et des guides conférenciers non affiliés.

AJACCIO

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PARIS 

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ALBI

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REVUE DE PRESSE :

 BORDEAUX :
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19:17 | Lien permanent

04/03/2015

ENTRETIEN DU 3 MARS A BERCY

C'est parce qu'il y avait des guides devant Bercy qu'une délégation a été reçue

 

la mobilisation fonctionne

il faut continuer et rester vigilants !!!!

 

 

Présents :

Pour les ministères :

  • Laurence Dermenonville, conseillère au cabinet de Carole Delga

  • Emma Delfau, direction générale des entreprises

  • David Zivie, conseiller au cabinet de Fleur Pellerin

  • Jacqueline Eidelman, direction générale des patrimoines

Pour les GC :

  • Dimitry Missourkine, président du comite d'action, Fngic, AGILR

  • Romain Garcia, Guid´z

  • Sophie Bigogne, Collectif spgic

  • Catherine Gay, AGILR

  • Aude Deboaisne, Fngic, Comité d'action

  • Cécile Reverdy, Fngic, AGILC chinois

  • Franck Lacombe, CGT RMN GP

  • Catherine Goublet, Association des Guides du Mont-Saint-Michel

 

 

Communiqué commun de la dégation reçue au Ministère de l'Economie le 3 mars 2015 par des représentants des ministères de la culture et de l'économie.

 

La délégation s'était mise d'accord pour que Franck Lacombe (FL) commence la discussion en son nom.

FL explique la satisfaction d'être reçus par l'ensemble des ministères de tutelle car notre profession recouvre des problématiques concernant plusieurs ministères.

 

Il exprime ensuite le sentiment des GC : il y a un flou et une incompréhension par rapport au projet de réforme. Les guides sont dans l'expectative et inquiets ; ils souhaitent que la situation soit clarifiée et demandent un calendrier de discussions.

 

FL termine en présentant les quatre points qui forment aux yeux des GC le socle granitique :

  • maintien de la carte professionnelle symbole d'un niveau d'études, d'un investissement en temps, argent et énergie intellectuelle.
  • maintien d'une formation locale, spécifique, telle que dispensée sur le territoire national. C'est une condition sine qua non de l'avenir de la profession.

  • Primauté d'intervention, de droit de parole, dans les musées sites et monuments.

  • Gratuité pour les détenteurs de cette carte dans les musées, sites, monuments et collections nationales indispensable pour préparer les visites et mettre à jour nos connaissances. Cela permet la garantie de notre formation permanente.

Ce sont des éléments non négociables aux yeux des GC. Or, le sentiment qu'il n'y a pas de ligne directrice de la part des tutelles est anxiogène.

 

Nous avons des questions afin de dissiper le brouillard :

  • quelle est la nature de vos propositions ?

  • Quel est l'état de vos conclusions actuelles ?

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David Zivie (Culture) dit que les GC ont déjà demandé que les ministères parlent d'une seule voix et c'est pour cette raison que sont présents aujourd'hui les différents représentants et cela sera ensuite ainsi lors de futures réunions.

 

DZ regrette le flou d'autant que ne sont pas prévues selon lui de modifications si importantes.

Il informe que ce qui a été annoncé lors de la réunion au MCC en février est validé par le ministère de l'économie :

 

  • la profession de GC ne fait plus l'objet d'une ordonnance puisqu'il n'y a pas matière à légiférer (modification légère à leurs yeux : technique et non législative)

  • La carte professionnelle et le niveau de qualification sont maintenus

  • Les modalités de délivrance et contrôle ne sont pas encore définies mais feront l'objet de discussions avec les professionnels

  • Une base de données nationale unique comme outil d'inventaire est prévue.

Cependant pour les ministères les deux derniers points sont liés :

La délivrance de la carte professionnelle ne serait plus préfectorale mais nationale (base de données) et dématérialisée.

La base de données sera organisée au niveau national et seuls quelques employés seront nécessaires pour la gérer. Le contrôle des diplômes se fera à réception de la demande et donc avant d'accorder la carte. Après ce contrôle et acceptation, le GC pourra imprimer sa carte.

Pour eux il ne s'agit que d'un changement technique. Ils sont convaincus désormais de l'utilité de la carte professionnelle et peut-être aussi du badge (on a donné des exemples qui semblent avoir convaincu).

 

Les diplômes requis seront les mêmes qu'aujourd'hui sauf l'ouverture aux masters 2 quelle que soit la discipline et aux masters 2 européens par équivalence. Le ministère de la Culture rappelle que les musées des Beaux-arts ne représentent que 35 à 40 % des musées de France et qu’il faut donc disposer de personnes ayant d’autres compétences (scientifiques, ethnologiques…).

 

Les GC présents sont tous intervenus pour mettre en avant leurs craintes et les dangers qu'ils ont listés : falsification de la carte, des diplômes fournis, évolution de la base de données vers un système déclaratif, arrivée massive de guides en provenance d'autres pays sans véritable possibilité de contrôler leurs diplômes, master dans des domaines variés et divers ne garantissant pas les compétences pour être guide conférencier (par équivalence un ingénieur en biochimie se retrouverait autorisé à présenter la Joconde), la concurrence déloyale des médiateurs, des greeters et le soutien qu’ils reçoivent parfois des O.T etc.

 

Les ministères répondent que ces points seront discutés lors de prochaines réunions avec les professionnels lors de la mise en place de cette base de données ; les représentants des GC participeront aux discussions sur la rédaction de l'appel d'offres et le cadrage souhaité.

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La deuxième partie de la réunion porte sur la nécessaire promotion de la profession de guide conférencier et de l'appui indispensable des ministères pour cela ; est évoquée l'idée d'une campagne de promotion et de sensibilisation de tous les acteurs du tourisme. (nous avons évoqué le problème du soutien des services publics aux non-professionnels : greeters, médiateurs etc au détriment de notre profession)

Le ministère de la Culture évoque l’idée de mise en place d’une charte de bonnes pratiques de la profession avec les musées.

 

Les GC mettent en avant toute une série de points concernant leur profession : mise en valeur et protection du patrimoine, perte de revenus pour l'état et aspects économiques, manque à gagner par fraude de toute sorte, capacité des GC de s'adapter aux demandes de l'état de diversification de l'offre touristique et donc intérêt de nous protéger, (nécessité de la maîtrise de la langue française pour les demandeurs d'équivalence et de formation spécifique à la médiation), etc.

 

Les GC évoquent les possibilités d'interprétation des deux directives européennes dans une optique plus favorable aux GC ; ils citent la « notion de raison impérieuse » et la jurisprudence « italienne » qui pourraient être un axe de bataille. Les ministères semblent réceptifs pour celle sur les équivalences des qualifications professionnels mais moins pour celle sur la libre prestation de services.

Les GC ont a parlé des similitudes de problématiques avec d'autres pays européens et les différences notables en Europe entre les pays émetteurs et récepteurs : le déséquilibre évident entre la France ; l’Italie, la Grèce, l’Espagne et le Portugal et les pays du nord de l’Europe ; ils font allusion au patrimoine riche en France en Italie, pays ayant les mêmes problématiques en matière de guidage touristique.

 

En conclusion, Les GC sortent de cette réunion mitigés :

  • incertitude sur la base de données et sa gestion (par qui, comment...)

  • matérialité de la carte et du badge

  • Ouverture à tous les masters 2

 

  • un ressenti d'une meilleure écoute

  • La mise en place de la base de données ne pourra pas être réalisée rapidement et donc pas au début 2015.

  • Un engagement d'un communiqué officialisant la position des deux ministères

  • L'annonce de réunions de concertation en deux temps : d'abord les aspects techniques puis la promotion de la profession. Les GC semblent intégrés dans le processus de réflexion.

 

Nous avons terminé en rappelant le rassemblement hebdomadaire à Bercy les mardis et l'importance de notre mobilisation.

 

 

 

 

13:15 | Lien permanent

RASSEMBLEMENT A CHAMBORD LE 2 MARS

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REVUE DE PRESSE :

LA NOUVELLE REPUBLIQUE :    

http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite...

 
LE POINT :
 LE JOURNAL DES ARTS :

http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/127169/chateau-de-chambord-manifestation-de-guides-touristiques-contre-la-reforme-de-leur-profession.php

LA MONTAGNE :

http://www.lamontagne.fr/france-monde/actualites/a-la-une/national/2015/03/02/chambord-des-guides-touristiques-manifestent-contre-la-reforme-de-leur-profession_11348394.html

 

 
   

 

 

 

 

 

 

 

 

13:14 | Lien permanent

13/02/2015

PETITE VICTOIRE ... ET ENORME VIGILANCE...

Les interlocuteurs qui ont reçu les organisations professionnelles le 11 février au Ministère de la Culture - le conseiller chargé du Patrimoine et de l'Architecture, la directrice des Musées de France et la chef du département de la politique des Publics - ont fait part d'avancées du projet de réforme :

• La profession de guide-conférencier ne ferait plus l'objet d'une ordonnance : la réforme s'opèrerait dans un cadre réglementaire et non plus législatif

• La carte professionnelle et le niveau de qualification actuelle seraient maintenus.

• Les modalités de délivrance et de contrôle ne sont pas encore définies mais le Ministère de la Culture souhaite un processus de délivrance contrôlé.

• Il serait question d’une base de données nationale unique comme outil d’inventaire et d'information sur notre profession.

 

 Ces positions doivent encore être finalisées au cours d’une prochaine réunion interministérielle.

Les organisations professionnelles ont demandé une confirmation écrite. 

                                         ****************************************

 

Nous sommes tous d’accord pour considérer l’annonce faite le jour de la marche à Versailles comme une bien jolie avancée sur la route semée d’embûches de la déréglementation.

Nous sommes tout aussi d’accord pour dire qu’il faut rester extrêmement vigilants et attentifs à ce qui va suivre….car nous ne savons pas ce qui va suivre !

 

En effet, lisons les 4 éléments principaux de l’annonce :

 

  • « La profession de guide-conférencier ne ferait plus l’objet d’une ordonnance : la réforme s’opérerait dans un cadre réglementaire et non plus législatif » :

 

Une réforme est donc toujours prévue. On peut imaginer qu’elle ne sera pas faite juste pour changer une virgule !

On peut penser qu’une ordonnance n’aurait peut-être pas été ratifiée suite aux nombreux courriers, mails etc. envoyés aux Parlementaires par les guides individuellement, par les différentes associations, par notre Collectif (ça nous fait du bien de croire nos actions utiles). Or, une ordonnance non ratifiée aurait eu une valeur réglementaire et non législative.

Donc, autant que le gouvernement renonce à une « ordonnance » puisque nos slogans disaient « non à l’ordonnance »…mais il peut faire passer ses volontés d’une autre façon. C’est ce qui est dit : « dans un cadre réglementaire ». Par exemple par décret.

 

Comme le faisait justement remarquer Romain Garcia (membre du comité d’actions) lors d’une réunion, le code du tourisme dans son article L.221-1 parle de « personnes qualifiées remplissant les conditions fixées par décret en Conseil d’Etat. ». Donc un décret peut modifier cela ; un décret est un acte réglementaire.

 

Par conséquent, le retrait de l’ordonnance juste comme un outil, n’est pas le retrait du danger. On va sans doute utiliser un autre outil : le décret.

 

  • « La carte professionnelle et le niveau de qualification actuelle seraient maintenus ».

OK, mais le niveau de qualification actuel, c’est-à-dire national ou un niveau de qualification équivalent obtenu dans un autre pays ? Car là est se trouve un des enjeux et la deuxième inquiétude.

 

  • « Les modalités de délivrance et de contrôle ne sont pas encore définies mais le Ministère de la Culture souhaite un processus de délivrance contrôlé ».

Là réside la troisième inquiétude : en effet, si on se souvient de l’esprit de la loi, il s’agit de simplifier l’accès à notre profession ; il s’agit de dire que les qualifications trop élevées sont un frein à l’emploi et, aux yeux de M. Macron, peu pertinentes (dixit à l’Assemblée nationale le 17 janvier en commission) ; il s’agit de ne pas attendre d’autorisation (aujourd’hui la délivrance par la Préfecture de la carte professionnelle suite à obtention d’un diplôme). Donc il faudra être particulièrement vigilant sur ces modalités et surtout sur ce contrôle car l’Etat veut se désengager et faciliter l’accès sans contrôle.

 

  • « Il serait question d’une base de données nationale unique comme outil d’inventaire et d’information sur notre profession ».

Bref un registre, mais juste comme outil statistique…Si c’est vraiment cela, c’est sans doute utile. Encore faut-il être attentif à la façon dont cela sera géré, par qui, à quelle fin précisément etc.

ET ensuite il faudra veiller à ce que ce registre qui ne dit plus son nom, ne se transforme pas au fil des ans en registre déclaratif.

 

Il est surprenant que le Gouvernement ait renoncé si facilement. La discussion a eu lieu avec le Ministère de la Culture et malheureusement le Ministère de l’Economie a plus souvent le dernier mot !

 

 

 

IL FAUT DONC ABSOLUMENT RESTER VIGILANT, MAINTENIR NOTRE PRESSION ET SURVEILLER TOUT CE QUI VA SUIVRE

              

12/02/2015

ORDONNANCE ET REGISTRE...

PETIT RAPPEL LEGISLATIF INDISPENSABLE POUR COMPRENDRE LES ENJEUX


RAPPEL :

LOI DE SIMPLIFICATION DE LA VIE DES ENTREPRISES PROMULGUEE
LE 20 DECEMBRE 2014
ARTICLE 10 : le gouvernement peut légiférer par ordonnance (entre autres pour déréglementer notre
profession ;
même si ce n'est pas clairement écrit, nous savons que nous sommes concernés
au même titre que
les courtiers en vin etc.) ARTICLE 58 : IV. - Les ordonnances prévues aux articles 9 et 10 sont prises dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi. SUBTILITES DES DIFFERENTS MOYENS LEGISLATIFS : UNE ORDONNANCE L'article 38 de la Constitution dit que le gouvernement peut demander au Parlement
l'autorisation de prendre lui-même des mesures relevant normalement du domaine de la loi
afin de mettre en oeuvre son programme.
L'autorisation lui est donnée par le vote d'une loi d'habilitation : dans le cas qui nous intéresse
c'est donc fait par la loi de simplification de la vie des entreprises.
Les ordonnances sont prises en Conseil des ministres et doivent être signées par le
président de la République.
Elles entrent en vigueur dès leur publication. Mais un projet de loi de ratification doit
être déposé devant le Parlement.
Si le projet n'est pas déposé avant la date fixée par la loi d'habilitation, les ordonnances
deviennent caduques.
Une fois ce projet déposé, soit l'ordonnance est approuvée (ratifiée) par le Parlement
et acquiert la valeur de loi, soit elle n'est pas ratifiée et conserve une valeur simplement
réglementaire (inférieure à la loi), constituant alors un acte administratif unilatéral.
UN DECRET un décret est un acte réglementaire pris par le président de la République ou le Premier
ministre.
Les décrets constituent des actes administratifs unilatéraux.
Les décrets réglementaires sont hiérarchisés entre eux : - les décrets délibérés en conseil des ministres sont les plus importants et sont signés par le
président de la République.
- les décrets en Conseil d'Etat (du Premier ministre), obligatoirement soumis pour avis, avant
leur édiction, au Conseil d'Etat.
- enfin, les décrets simples, eux aussi pris par le Premier ministre, et qui constituent le mode
le plus fréquent d'exercice du pouvoir réglementaire.
UN ACTE ADMINISTRATIF UNILATÉRAL C'est un acte par lequel l'administration modifie l'ordonnancement juridique,
c'est-à-dire fixe de nouvelles règles juridiques créant des droits et obligations ou
modifie des normes existantes.
Contrairement à un contrat qui repose sur l'accord des deux parties, il ne requiert pas
le consentement des administrés.
C'est pourquoi il est dit unilatéral. L'acte administratif unilatéral est l'instrument par
excellence de l'action administrative.

CONSEQUENCES

Il ressort de tout ceci, ce qui suit :

Si l'ordonnance est rédigée, elle doit encore être ratifiée ou pas par le Parlement donc  nous 
devons continuer à agir auprès des Parlementaires afin qu'ils ne la ratifient pas.
Cela lui donnera une valeur moindre.
Si l'ordonnance est ratifiée, elle a valeur de loi alors que si elle ne l'est pas, elle a valeur
réglementaire.
Cependant, il faut espérer que l'ordonnance ne sorte pas du tout !!! La bataille doit donc mettre en avant tous les arguments (cf. plate-forme) qui font que
nous ne devrions pas être visés par une ordonnance dans le cadre de cette loi.
Ce qui est le plus urgent à comprendre : Ce sont des décrets qui préciseront les modalités d'application de l'ordonnance et le
fonctionnement du registre :
or, un décret chasse l'autre (ce sont des mesures unilatérales).
aujourd'hui on va nous dire ce que nous souhaitons entendre et demain un décret
viendra tout modifier, sans que nous n'en soyons avertis :
- le niveau de qualifications requis : haut aujourd'hui et faible demain, - les conditions d'inscription au registre : européens aujourd'hui, le monde entier demain, - gratuit un jour, payant demain - qui le gérera ? : le ministère de la Culture aujourd'hui et Atout France demain etc.
  • Voilà pourquoi le registre est le plus grand danger qui nous menace.
    
  • Voilà pourquoi c'est un leurre de penser que nous pouvons négocier quoi que ce soit sur les conditions de fonctionnement de ce registre puisque tout sera modifiable par simple décret.

  • Voilà pourquoi le registre ne peut tout simplement pas être une hypothèse de travail acceptable !!!

Le Collectif refuse le registre et c'est une des raisons de l'adhésion de nouveaux membres chaque jour

10:05 | Lien permanent